Le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, a mis en garde les pèlerins contre les débats politiques lors du hadj, affirmant que celui-ci se déroule, cette année, dans un contexte politique délicat. M. Aïssa a également reçu des garanties des autorités saoudiennes quant à la protection des pèlerins algériens du phénomène de la radicalisation. 

Le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, a signifié aux hadjis qu’il leur était formellement interdit d’évoquer des sujets politiques lors de leur pèlerinage. Dans sa directive, M. Aïssa a, lors d’une réunion avec les dirigeants de la commission chargée d’accompagner ces hadjis hier, à Alger, évoqué un «contexte politique régional tendu, propice à la manipulation des pèlerins».

Le ministre a également appelé les membres de la commission à «faire face aux tentatives d’infiltration des services secret étrangers». Il a indiqué qu’un groupe de retraités d’un appareil officiel d’un pays dont il n’a pas cité le nom, a tenté d’inciter les pèlerins algériens à semer le trouble en Algérie. «Ce groupe en est même arrivé à interroger les hadjis sur les raisons qui ont empêché un printemps arabe en Algérie», a-t-il ajouté.

M.Aïssa a, en outre, expliqué aux membres de la délégation que les autorités saoudiennes lui ont assuré que les ressortissants algériens vont être protégés contre le phénomène de la radicalisation. À ce propos, il a demandé à ce que des rapports lui soient transmis en cas de dépassements constatés, notamment à l’intérieur des tentes.

M.M.

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