A Birtouta, une petite ville située à 30 km d’Alger, un citoyen a vécu une incroyable mésaventure. Djemai Benrahal, ancien journaliste au quotidien Info-Soir, a été « braqué » et arrêté par un véhicule de police le matin du jeudi 14 juillet. 

Aucun policier ne lui a expliqué la violence de l’interpellation. Sans aucun motif clair et précis, ce citoyen s’est vu arbitrairement saisir sa voiture. Son permis de conduite et sa carte grise lui ont été également confisqués alors qu’il ne faisait que conduire sa voiture le plus normalement du monde. Un policier « m’a remis un  récépissé sur lequel il avait mentionné : transport de personnes sans autorisation. Et il m’a demandé de me rendre au commissariat », raconte Djemai Benrahal dans une lettre adressée au chef de sûreté de la wilaya d’Alger dans laquelle il a spécifiéqu’il allait déposer plainte contre la Police pour abus de pouvoir. 

Ce citoyen ordinaire a subi des intimidations, menaces et violences verbales pour la simple raison qu’il a osé demander des explications concernant l’interpellation musclée dont il a fut l’objet. Depuis le 14 juillet dernier, ce citoyen est privé de son véhicule, placé à la fourrière, s’indigne face à la violence policière dont il fut victime. Après avoir consulté un avocat, il a décidé de saisir la justice. Cette histoire insolite démontre que les contrôles policiers peuvent susciter des dérapages inquiétants en Algérie. Et le cas de Djemai Benrahal n’est guère isolé.

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