Dans la nomenclature des importations algériennes, on peut trouver de tout: du blé qui sert à nourrir la population, des pièces qui permettent de faire tourner usines et voitures, mais aussi des produits des plus extravagants.

Il est donc connu que la structure des importations est composée de biens de consommation (alimentaires ou non), des biens d’équipements et des matières premières. Autrement dit, même le peu de produits estampillés « made in Algeria » sont en réalité… importés de l’étranger, sous forme de matières premières.

Mais parmi ces importations, inévitables et qui atteignent près de 60 milliards de dollars, l’Algérie acquière des produits qui peuvent être fabriqués localement. Ainsi, pour certainement faire fuir des devises du pays, des importateurs n’hésitent pas à acquérir des chewing-gums, des sardines marocaines (les algériennes meurent de vieillesse) ou encore des chips, des croissants…

La valeur des « petits » produits n’est certes pas de nature à compromettre les équilibres budgétaires de l’Etat. Elle est estimée à quelques 100 millions de dollars. Mais l’évocation de ces produits nous rappelle que, quand-même, des Algériens peuvent produire mieux que cela. Pis, dans certaines filières comme les sardines, c’est un véritable gâchis : les poissons algériens meurent de vieillesse. Mais les industriels ne s’intéressent pas suffisamment à ce genre de produits.

Seul bémol : certains produits de « luxe » importés, ne peuvent être cultivés chez nous. C’est le cas des kiwis et des bananes. Mais faut-il les importer ? Le débat est ouvert !

Essaïd Wakli

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