Installés depuis le début des manifestations le 1er de ce mois de janvier 2015 dans des tentes plantées devant le siège de la daïra d’In Salah, à environ 700 km au nord du chef-lieu de wilaya de Tamanrasset, les militants anti-gaz de schiste maintiennent toujours leur revendication d’arrêter immédiatement toutes les opérations liées à son exploitation. Le wali de Tam est déjà arrivé sur les lieux où il attend l’arrivée d’une délégation ministérielle.

C’est le branle bas du combat à In Salah. Très tôt le matin de ce mercredi 7 janvier 2014, le wali de Tamanrasset, accompagné d’une bonne partie de son exécutif, s’est déplacé sur les lieux. Le premier responsable de la wilaya, impuissant devant l’ampleur du mouvement de protestation anti-gaz de schiste, s’est dirigé vers le siège de la daïra d’In Slaha où les militants anti-gaz de schistes campent en permanence depuis le début des manifestations qui ont débuté le 1er janvier, a-t-on appris de sources locales. A l’heure où nous mettons sous presse, il s’y trouve toujours en compagnie du chef de daïra ainsi qu’une armada de responsables locaux, civiles et militaires, ajoutent nos sources.

Une délégation ministérielle devrait rallier aujourd’hui In Salah pour tenter d’amorcer une dialogue avec les protestataires et mettre un terme à ce vent de révolte qui risque de se propager dans tout le grand sud, voire tout le pays. Mais les chances des ministres qui devraient être dépêchés d’Alger en pompier semblent minimes. A moins que le gouvernement décide de renoncer à l’exploitation du gaz de schiste, ce qui semble invraisemblable dans ce contexte marqué par une chute vertigineuse des cours du pétrole. Contactés par nos soins, les représentants des manifestants exigent en effet l’arrêt immédiat de l’exploitation de gaz non conventionnel. « Nous avons une seule revendication: l’arrêt pur et net de toutes les opérations liées à l’exploitation de ce poison », soutient un militant anti-gaz de schiste, joint au téléphone.

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