Jean-Luc Melenchon

Le chef du parti « La France rebelle » et député français Jean-Luc Melenchon, a estimé que les déclarations du président français Macron contre l’Algérie étaient inappropriées pour un chef d’État.

Melenchon a déclaré que ces déclarations conviennent à un « chef d’organisation non gouvernementale » et non à un chef d’État, et Macron devrait parler aux autres pays d’une certaine manière, « pour ne pas faire de déclarations irresponsables ».

L’adversaire le plus en vue de Macron dans les prochaines présidences françaises a expliqué que ces déclarations nuisent grandement à l’image de la France.

Dans un autre contexte, Melenchon a déclaré que « Macron prend de nombreuses décisions dans la politique étrangère de la France sans que personne ne le tienne pour responsable », se référant à ses déclarations anti-algériennes et à l’envoi de forces militaires françaises au Mali.

De son côté, le directeur de l’Institut français des relations étrangères et stratégiques, Pascal Boniface, a estimé que les déclarations de Macron étaient « très dangereuses ».

L’ expert géopolitique a considéré le scepticisme de Macron quant à l’existence d’une nation avant le colonialisme français, un glissement dangereux, « compte tenu de l’histoire commune entre les deux pays », a rapporté l’APS.

Pascal Boniface a expliqué que, selon la pratique diplomatique, un chef d’État n’a pas le droit de faire de telles déclarations.

Il est à noter que la France connaît des crises diplomatiques avec de nombreux pays.Outre l’Algérie, Paris s’est engagé dans des querelles avec les États-Unis d’Amérique, l’Australie, la Turquie et le Mali.

Et l’agence RT a estimé, dans un rapport, que la diplomatie française mène une politique de « clash and confrontation » indifférente à la tension dans ses relations avec l’Algérie, la Turquie, les États-Unis d’Amérique, le Mali et l’Australie, attribuant la raison de l’affrontement à les déclarations de certains responsables français.