La désinflation des prix des biens de consommation s’est poursuivie en août, a révélé mardi l’Office national des statistiques (ONS), la hausse des prix se stabilisant pour le troisième mois consécutif à +1,5% à Alger. Comment est-ce possible alors que, dans le même temps, l’indice brut des prix à la consommation a augmenté de 0,4% par rapport au mois précédent ? Explications.

L’augmentation de 0,4% des prix à la consommation pour Alger au mois d’août reflète notamment l’augmentation des prix des abats et de la viande en général -au contraire du poulet et des légumes. Quant aux produits manufacturés et aux services, leurs facturations ont augmenté respectivement de 0,2% et 0,4%.

Pour comprendre alors pourquoi, malgré cette hausse générale des prix à la consommation par rapport au mois précédent, l’inflation annuelle est en baisse, il suffit de comparer ces chiffres avec ceux de 2013. Il ne s’agit pas d’une déflation, puisque les prix continuent d’augmenter, mais plutôt d’une baisse de l’inflation -autrement appelée désinflation. C’est donc pour cela que l’ONS annonce une stagnation de l’inflation annuelle pour le mois d’août, alors que dans le même temps vous avez pu constater une augmentation des prix chez votre boucher ou votre quincaillerie de quartier.

Le graphique suivant permet de mieux appréhender le phénomène, soulignant notamment le taux d’inflation anormalement élevé enregistré en 2012 (+8,9%), qui n’a ensuite pas cessé de diminuer depuis février 2013.

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