Il n’y a pas de retour possible aux années 1990. Ce ne sont pas que les dirigeants algériens qui sont convaincus de cela. Mais les observateurs  étrangers croient dur comme fer que ce scénario est exclu.

C’est le cas du père blanc Jan Heuft. Interrogé par radio Vatican, ce religieux, qui vit en Algérie depuis 1943, a estimé que même si les Algériens sont attachés à la religion, ils « sont convaincus qu’il faut séparer la religion et l’Etat ». Mieux encore, il a estimé que les Algériens «ne veulent plus se lancer dans le terrorisme ou faire confiance aux terroristes. »

Face aux inquiétudes exprimées quand à la situation sécuritaire, l’homme de religion a indiqué que « l’Algérie a engagé des forces partout pour protéger les intérêts de l’Etat et les populations ». Pour barrer la route aux extrémistes, Jan Heuft a rappelé que « depuis 10 ans, l’Algérie s’est lancée dans un vaste programme de démocratisation, de modernisation qui laisse peu de place à ces groupuscules qui veulent créer un Etat islamique ».