L’armée israélienne se tient prête à lancer des frappes aériennes sur les installations nucléaires iraniennes, selon The Times. Il y aurait eu « récemment plusieurs opérations de préparation« .

L’armée israélienne se tient prête à lancer des frappes aériennes sur les installations nucléaires iraniennes au cas où le nouveau gouvernement lui en donnerait l’ordre, affirme le quotidien britannique The Times samedi 18 avril, citant des sources israéliennes.
« Israël veut être sûre que si son armée recevait le feu vert, elle pourrait frapper l’Iran en quelques jours, ou même heures« , a indiqué un haut responsable de la défense israélienne au Times . Elle se prépare à cette éventualité à tous niveaux. Le même responsable a précisé que cette menace n’était pas seulement « verbale ».
Israël a déjà mis en place certaines mesures de préparation, notamment l’acquisition de trois avions radars Awacs et le pays envisage également des exercices à l’échelle nationale qui permettraient de préparer la population à d’éventuelles représailles. Plus d’une douzaine de cibles devraient être visées en Iran, dont des convois mobiles, selon les responsables israéliens.

Israël aurait les moyens de réaliser ses menaces

Plusieurs milliers de centrifugeuses enrichissant de l’uranium ou des tunnels abritant 250 tonnes de gaz se situent sur les sites visés, notamment à Atanz ( à l’est) et Ispahan (centre). Arak (à l’est), où l’Iran fait construire un réacteur à eau lourde fait également partie des villes en ligne de mire.
Un responsable lié aux renseignements a précisé au Times qu’Israël ne proférerait pas de menaces si elle n’avait pas « les moyens de les réaliser ». Il ajoute qu’il y a eu « récemment un progrès, plusieurs opérations de préparation, qui indiquent une volonté (…) d’agir ». Cette même source admet cependant que cette attaque est peu probable sans un accord au moins tacite de l’administration américaine, qui vient d’adopter un ton plus conciliant envers Téhéran.

Source: Nouvelobs

Article précédentRapport du FMI en date du 16 avril 2009: « Une crise mondiale qui risque de durer »
Article suivantDémocratie