L’entreprise nationale Cosider a réagi, aujourd’hui, à la polémique relative à la menace de destruction qui plane sur le jardin botanique de l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie (ENSA), ex INA d’El Harrach, suite à l’installation, sur le site d’une base logistique.

Dans un communiqué, Cosider s’en défend et affirme qu’elle a reçu l’autorisation de l’Entreprise du Métro d’Alger (EMA) qui, pour sa part a reçu l’autorisation de la part de la direction de l’école. Il faut rappeler que cette base logistique est en relation avec le chantier de l’extension du métro d’Alger vers El Harrach et l’aéroport d’Alger. Cosider, qui doit réaliser ce projet, évoque de «simples baraques» et non une base logistique. De plus, il est question d’une occupation des lieux temporaire, qui durera le temps de réaliser l’extension. Un chantier qui devra durer …48 mois.

Par ailleurs, l’entreprise dément «formellement» les informations selon lesquelles elle aurait investi le jardin botanique de (l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie) dans le quartier de Belfort d’El Harrach pour y construire des bureaux. «La filiale travaux publics de Cosider, chargée de la réalisation de la ligne de métro El-Harrach-aéroport Houari Boumediene tient à apporter un démenti formel à ces allégations, qui dénaturent totalement la réalité des faits», ajoute-t-on de même source.

Rappelons toutefois que enseignants et étudiants de l’Ecole ont organisé, la semaine passée, une action de protestation pour dénoncer cette occupation après avoir constaté l’installation de ces baraques. Des arbres centenaires, par exemple, vont être déplacés ailleurs, avant d’être replantés sur les mêmes lieux à la fin des travaux. Ces protestataires doutent de la fiabilité de l’opération.

En somme, c’est un jardin historique qui risque de disparaître ou, au mieux, être partiellement endommagé.

Elyas Nour