Le nouvel émissaire de l’ONU dans le conflit syrien répond aux questions de France 24 sur sa nouvelle mission pour l’institution internationale.

Lakhdar Brahimi à l'ONU/D.R

Lakhdar Brahimi prépare tout doucement la difficile mission qui l’attend. Désigné vendredi dernier pour remplacer Kofi Annan, le diplomate algérien envisage de rendre cette semaine à New-York afin de rencontrer les représentants des nations membres du Conseil de sécurité de l’ONU. Il s’est déjà entretenu avec le président français François Hollande hier, mais son tour des États n’est pas terminé, il souhaite  « ouvrir un dialogue sérieux entre tous et tous. »

 Mission délicate

Le nouveau médiateur des Nations Unies explique pourquoi il a hésité à accepter cette fonction, qu’il lui était nécessaire d’en parler avec sa famille, et  avec Kofi Annan qui a démissionné  de la mission après les discordances au sein du Conseil de sécurité.  » Je suis très conscient de la difficulté, mais c’est très difficile en fin de compte de dire non quand on vous demande d’essayer d’aider une situation qui est tellement compliquée et où il y a tellement de souffrances et d’injustices qui s’abat sur un peuple », explique-t-il.

« Je ne me fais pas d’illusion, cela ne va pas se faire du jour au lendemain, mais c’est l’un des objectifs sur lesquels les Nations unies doivent travailler , précise Lakhdar Brahimi dans son entretien. Je savais qu’il ne suffisait pas dire  » faites  » pour que tout change. »

Mettre fin à la guerre civile

Lakhdar Brahimi qui avait été attaqué pour ses remarques sur le départ de Bachar Al-Assad n’en est qu’au stade de l’analyse et de la recherche d’un accompagnement adéquat. Mais une chose est certaine pour le diplomate :  » il y a beaucoup de gens qui disent qu’il faut éviter la guerre civile en Syrie, moi je crois que nous y sommes depuis déjà pas mal de temps. Ce qu’il faut, c’est arrêter la guerre civile et ça ne va pas être simple. »

crédit vidéo France 24

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