mebtoul «Si nous n’avions pas de mémoire, nous serions condamnées à répéter les erreurs du passé. Vouloir uniquement se focaliser sur le passé, c’est perpétuer une vision périmée »

Robert Reich Professeur d’ Harvard Ex Secrétaire d’Etat US

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Les enquêtes des sociologues, psychologues et psychiatres montrent clairement que le refoulement d’une population sur plusieurs décennies produit une névrose collective source de démobilisation. Cela n’est pas propre à l’Algérie puisque le taux d‘abstention lors de différentes élections même dans les pays développés dits « démocratiques » atteint une proportion inégalée, signe de la méfiance des promesses de politiques à l’approche de toute élection. Car l’objectif est le discours de vérité loin de toute propagande populiste qui n’a jamais permis un véritable développement, devant tenir compte de ce monde interdépendant en perpétuel mouvement et des profondes mutations internes propres à chaque pays. C’est dans ce cadre que rentre le fondement de cette analyse qui rejoint celle des grands philosophes , notamment Friedrich Von Schiller pour qui « on ne trouvera la totalité de caractère que chez le peuple qui sera capable et digne de transformer l’Etat de nécessité en Etat de liberté » et d’Aristote pour qui « toute personnalité immorale ne peut prétendre parler ou agir au nom de la Cité ». Aussi, est- il fondamental pour l’avenir du pays de se poser

cette question : quelle est la situation de l’Algérie entre juillet 1962 et mai 2009 donc plus de 47 ans d’indépendance politique ? C’est l’objet de cette modeste contribution.

1– Les discours de nos dirigeants politiques de juillet 1962 à mai 2009

Remémorons nous ensemble, en ce mois de mai 2009, les promesses des dirigeants politiques algériens qui ont présidé aux destinés du pays au nom de la légitimité historique encore quand certains évoquent récemment pour ceux qui veulent bien les entendre, la fin de l’Etat de la mamelle, puis celle de la légitimité révolutionnaire. Cela signifie surtout que le pouvoir bienfaisant ou de bienfaisance inauguré comme contrat politique implicite par les tenants du socialisme de la mamelle afin de légitimer l’échange d’une partie de la rente contre la dépendance et la soumission politique et qui efface tout esprit de citoyenneté active, ce pouvoir doit céder la place à un pouvoir juste, justicier et de justice. C’est la norme du droit qui reprend sa place pour légitimer le véritable statut de la citoyenneté. Souvenons nous de la domination idéologique du communisme, l’hymne à la liberté chantée en I962 dans les rues de l’ensemble de l’Algérie indépendante, les espoirs suscités par le socialisme spécifique à l’algérienne, l’autogestion des domaines des colons qui devait élever la production, restituer les paysans dans leur dignité, lutter contre l’injustice sociale, mais aussi les luttes de pouvoir entre l’Intérieur et l’Extérieur des différents clans. Le 19 juin I965, le Président élu auparavant est destitué et c’est le discours du sursaut révolutionnaire du fait que l’Algérie serait au bord de la faillite. Il fallait la redresser, grâce à un pouvoir fort qui résiste aux évènements et aux hommes, à travers trois axes, la révolution industrielle, la révolution agraire, et la révolution culturelle, en prenant comme base le plan économique du programme de Tripoli qui repose sur la dominance du secteur d’Etat, comme fer de relance de l’économie nationale, à travers les grosses sociétés nationales. Ceux sont les discours triomphants de constructions des usines les plus importantes du monde, du bienfait de la révolution agraire, garantie de l’indépendance alimentaire, de l’école et de la santé pour tous et de la promesse solennelle que nous deviendrons horizon 1980 ,le Japon de l’Afrique avec les lancements du plan triennal 1967-1969,du premier quadriennal 1970-1973 et du second quadriennal 1974-1977 .Le système d’information , socio-éducatif participaient à ces slogans idéologiques, comme façonnement des comportements. Rappelons nous ces discours de la vertu des fameuses industries industrialisantes et au niveau international l’Algérie leader du nouvel ordre économique international sans sa lutte contre l’impérialisme cause fondamentale du développement du sous développement. Et voilà qu’après la mort du Président après une longue maladie et une lutte de pouvoir qui se terminera par un compromis, et la venue d’un nouveau président , qu’en 1980 , nous apprenons que cette expérience a échoué et que la période passée était une décennie rouge avec l’époque de la Cour des Comptes et du procès de la Révolution agraire .Les nombreuses commissions dont les résultats sont jetés dans les tiroirs après des exploitations politiques contribueront à ces dénonciations .Du fait de la compression de la demande sociale durant la période précédente et surtout grâce au cours élevé du pétrole , du cours du pétrole , les réalisations porteront sur les infrastructures, la construction de logements et l’importation de biens de consommation finale avec le programme anti-pénurie avec la construction sur tout le territoire national des souk fellahs. L’Algérie ne connaît pas de crise économique selon les propos télévisés un d’ex Premier Ministre ,qui touchait en ces moments les pays développés avec un baril en termes de parité de pouvoir d’achat 2007, équivalent à 70/80 dollars. C’est alors l’application mécanique des théories de l’organisation, car les grosses sociétés nationales ne seraient pas maîtrisables dans le temps et l’espace, et l’on pratique le découpage de ces sociétés nationales. Mais la population algérienne contemple en 1986, l’effondrement du cours du pétrole les listes d’attente et l’interminable pénurie : et c’est toujours la faute de l’extérieur, de cet impérialisme, ce chat noir dans un tunnel sombre que l’on ne voit pas. Et voilà que nous avons un autre discours : les algériens font trop d’enfants, ne travaillent pas assez, aux premières ébauches de l’autonomie des entreprises publiques avec la restructuration organique. L’on fait appel à la solidarité de l’émigration que l’on avait oubliée. IL s’ensuit l’effondrement du dinar dont on découvre par magie que la parité est fonction du cours du dollar et du baril de pétrole et non au travail et à l’intelligence seules sources permanentes de la richesse. On loue alors les vertus du travail, de la terre, l’on dénonce les méfaits de l’urbanisation, du déséquilibre entre la ville et la campagne, et l’on redécouvre les vieux débats entre partisan de l’industrie lourde qui serait néfaste et les bienfaits de l’industrie légère et la priorité à l’agriculture dont on constate le niveau alarmant de la facture alimentaire. Et comme par enchantement c’est le slogan de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et au moment qu’il faut.

Octobre I988 contredit ces discours populistes, et c’est le début timide d’une presse libre et d’un multipartisme que l’on tente de maîtriser par l’éclosion de Partis (une famille pouvant fonder un parti avec des subventions de l’Etat) avec la naissance d’une nouvelle constitution en 1989 qui introduit des changements fondamentaux dans notre système politique qui avait un caractère monocratique depuis l’indépendance en consacrant l’existence du multipartisme, conférant ainsi à notre système politique un caractère pluraliste. Elle était cependant porteuse d’une vision hybride de la société, dans la mesure où des catégories et des éléments de son discours renvoyaient à des options politico-économiques et politico-idéologiques contradictoires. Sur le plan économique, entre I989-I99O c’est l’application des réformes avec l’autonomie de la banque centrale, la tendance à la convertibilité du dinar, la libéralisation du commerce extérieur, une tendance à l’autonomie des entreprises et l’appel, très timidement, à l’investissement privé national et international sous le slogan secteur privé facteur complémentaire du secteur d’ Etat, après le socialisme spécifique, de l’économie de marché spécifique à l’algérienne avec la dominance du secteur d’Etat soumis à la gestion privée, en oubliant que l’économie de marché concurrentielle a ses propres règles à savoir une véritable démocratisation économique, politique et sociale, une autonomie dans la gestion des entreprises avec la dominance du secteur privé national ou international. Effet de la crise économique, nous assistons à une crise politique sans précédent qui couvait déjà puisque un ex chef de gouvernement qui agissait dans le cadre de la Constitution de 1976, amendée rappelons-nous en 1989, s’est opposé au Chef de l’Etat refusant de démissionner en invoquant la responsabilité politique de son gouvernement devant la seule Assemblée nationale, qui était au mains du FLN dont le président n’était autre que le même Président, crise accélérée par des élections législatives , coordonnées par un nouveau chef de gouvernement issu des hydrocarbures des émeutes dont l’aboutissement sera la démission de ce Président après plus d’une décennie de pouvoir . Le procès est fait cette fois à la décennie noire de 1980/1990. Et c’est la liste interminable de chefs de gouvernement et de ministres, changement successif du à la profonde crise qui secoue le pays. C’est la naissance du Haut Comité d’Etat (HCE), la venue d’un historique et figure charismatique qui donnera une première lueur d’espoir, présidera à peine une année le HCE avant d’être assassiné, son remplacement par un autre membre du HCE, avec parallèlement, un Conseil Consultatif faisant œuvre de parlement désigné. L’on rappellera comme chef de gouvernement le père de l’industrie lourde des années I97O qui prônera l’économie de guerre mais avec son départ rapide du fait de la cessation de paiement. Lui succèdera un premier ministre membre du HCE artisan du programme de Tripoli qui signera l’accord de rééchelonnement avec le FMI, démissionnant tout juste après, l’Algérie étant en cessation de paiement n’ayant pas de quoi acheter un kilo de farine, alors que certains responsables politiques clamaient haut et fort à la télévision et dans la presse que l’Algérie n’irait pas au rééchelonnement. Les accords avec le FMI verront une baisse drastique de la valeur du dinar qui sera dévaluée,et qui continue de nos jours ,ne permettant pas malgré un euro qui approche les 100 dinars officiels de dynamiser les exportations hors hydrocarbures du fait d’une libéralisation anarchique non maîtrisée . La période qui suit verra un Chef d’Etat avec un parlement de transition à savoir le C.NT (conseil national de transition) combinaison d’associations et de partis politiques. Viendrons les élections de ce Président axé sur le rassemblement, pour sortir le pays de la crise et une nouvelle  constitution.

Et une nouvelle constitution (1996) qui va s’attacher à éliminer les éléments de dysfonctionnement que la Constitution de 1989 a introduit dans le système politique et encadrer de manière sévère les mutations que je viens de rappeler. Elle crée la seconde chambre, dite Conseil de la Nation, et par le truchement de l’article 120, lui donne pratiquement le pouvoir de bloquer un texte de loi voté par l’APN. Mais fait nouveau et important, elle limite le mandat présidentiel à deux étalé sur cinq années. Mais nous sommes toujours dans la même ambiguïté politique en maintenant le caractère dual de l’Exécutif,( ni régime parlementaire, ni régime présidentiel) tout en consolidant le système de Conseils existants dont l’institution d’un Haut Conseil Islamique et d’un Haut Conseil de Sécurité qui est présidé par le président de la République. C’est à cette période que naît le Parti le rassemblement national démocratique (R.N.D) dont le fondement du discours est la lutte anti-terroriste qui raflera presque tous les sièges en 8 mois d’existence tant de l’APN que du Sénat au détriment du Parti FLN et qui provoquera par la suite des protestations interminables et une commission sur la fraude électorale dont les conclusions ne verront jamais le jour. Les parlementaires du fait de la situation sécuritaire de l’époque, auront surtout pour souci de voter pour soi même des rémunérations dépassant 15 fois le SMIG de l’époque alors que la misère se généralise, oubliant naturellement du fait de la généralisation des emplois- rente, qu’un parlementaire aussitôt sa mission terminée retourne à son travail d’origine, et qu’une retraite automatique revient à afficher un mépris total pour une population meurtrie. Dans la foulée, la venue de deux chefs de gouvernement dont le premier technicien pratiquera le statut quo et le second fera le salle boulot par l’application des accords du FMI qui aura à son actif le cadre macro-économique stabilisé actuellement mais des retombées sociales négatives du fait de la douleur de cet ajustement. Ce président démissionne et des élections sont programmées le 08 avril I999 avec l’élection d’un Président qui promet de rétablir l’Algérie sur la scène internationale, de mettre fin à l’effusion de sang et de relancer la croissance économique pour atténuer les tensions sociales qui sera matérialisé plus tard par le référendum sur la réconciliation nationale avec un vote massif en faveur de la paix. Un chef de gouvernement est nommé après plus de 8 mois d’attente mais son mandat sera de courte duré à peine une année du fait des conflits de compétences. Un second chef de gouvernement est nommé, plus politique qui s’engage également à redresser la situation mais qui démissionne, tout en se présentant candidat à la présidence avec comme conséquence une dualité dans les rangs du FLN dont il est tissu. Il est remplacé par le Secrétaire Général du RND. Viennent ensuite les élections du 08 avril 2004 qui sont largement remportées par le précédent Président avec trois chefs de gouvernement successifs : premièrement le secrétaire général du RND qui a été chargé des élections de 2004, , puis le secrétaire général du FLN courant 2007 ce Parti avec les élections successives étant devenu majoritaire tant au niveau de l’APN que du Sénat, avec peu de modification dans la composante ministérielle puisque l’ancien chef de gouvernement n’a pu nommé aucun ministres entre mai 2006 et juin 2008, (assistant d’ailleurs à la même composante à quelques variantes près depuis 9 années, idem pour les walis et les postes clefs de l’Etat ) puis à nouveau courant 2008 le retour du secrétaire général du RND qui précisons le sera chargé des élections d’avril 2009.

Dès lors les promesses entre 2004/2009 sont surtout le développement économique et social du pays avec sa nécessaire moralisation du fait que l’Algérie durant une décennie sanglante où le fondement de l’Etat était menacé avec des destructions massives d’infrastructures,sans compter des milliers de morts , l’Etat ayant été absent cela ayant favorisé bon non nombre de malversations. Aussi, la période de 2004 à 2009 devait être consacrée à asseoir un Etat de droit avec la réforme des institutions, du système financier poumon des réformes, du secteur agricole et l’accélération des privatisations. L’objectif était une dynamisation de la production et des exportations hors hydrocarbures. Le pré programme de soutien à la relance économique reposant sur les dépenses publiques (plus de 7 milliards de dollars US) ayant eu lieu avant 2004, celui programmé entre 2004/2009 est passé successivement de 55 à 80 pour atteindre 150 milliards de dollars US fin 2008 grâce à l’embellie pétrolière. Mais durant cette période, comme durant la période 1980/1985, du fait de la compression de la demande sociale durant la période du terrorisme, demande qui a explosée depuis 2000, la priorité a été accordé aux infrastructures, logement qui ne sont qu’un moyen du développement et non au management stratégique de l’entreprise seule source permanente de la richesse. D’autant plus que l’on se rendit compte du fait de la mauvaise gestion à tous les niveaux, les effets escomptés ne sont pas proportionnels aux dépenses avec une corruption socialisée ( en précisant que la corruption a toujours existé depuis l’indépendance politique) de la BADR, de Khalifa, de la BCIA, BNA ,BEA ,BDL bon nombre d’agences du CPA et d’autres banques et d’entreprises publiques et privées ce qui a fait dire aux observateurs que le risque est de passer de l’ancien terrorisme à un autre – entendu la corruption- plus mortel pour le pays . C’est dans ce cadre, que l’on assiste à une relative aisance financière ( plus de 140 milliards de dollars de réserve de change fin décembre 2008 et un stock de la dette inférieur à 5 milliards de dollars US) mais une régression économique et sociale ( exportation ors hydrocarbures inférieure à 2% du total et un taux de croissance de 1,6% en 2006, inférieur à 3% en 2007/2008, contre plus de 5% entre 2003/2005) ( une faible création d’emplois à valeur ajoutée malgré des dépenses monétaires sans précédent, un taux de chômage selon l’organe officiel , ONS, de 11,6%,mais plus de 20%, selon les organismes internationaux ) avec des tensions de plus en plus criardes avec le retour de l’inflation- plus de 4% selon l’officiel en 2007, 4,7% en 2008, 6,1%pour le premier trimestre 2009, (12% selon certains organismes internationaux 2007/2008 contre moins de 3% entre 2002/2006) et donc la détérioration du pouvoir d’achat de la majorité avec une nette concentration du revenu au profit d’une minorité de couches rentières, détérioration accélérée par un endettement croissant surtout des couches moyennes laminées, des prêts pour voitures, logements, électro- ménagers qu’il faudra rembourser avec des taux d’intérêt composés. C’est également durant cette période courant novembre 2008 qu’est amendée la constitution, non pas par référendum mais à la majorité des deux chambres, les députes et sénateurs se feront comme leurs prédécesseurs voter un salaire de plus de 300.000 dinars par mois, plus de quatre fois le salaire d’un professeur d’université en fin de carrière. Cet amendement ne limite plus les mandats présidentiels, tout en supprimant le poste de chef de gouvernement en le remplaçant par celui de premier ministre consacrant un régime présidentiel. Dans la foulée l’élection présidentielle s’est tenue le 09 avril 2009 où l’ancien président est réélu pur un nouveau mandat de cinq années (2009/2014) en promettant la création de trois millions d’emplois durant cette période et d’augmenter le pouvoir d’achat des Algériens. Mais fait nouveau une crise mondiale sans précédent depuis la crise d’octobre 1929 est apparue en octobre 2008 qui sera d’une longue durée du fait des impacts mondiaux (l’interdépendance des économies) et selon l’avis unanime des observateurs internationaux jusqu’en 2013/2014 si les thérapeutiques appliquées s’avèrent efficaces du fait d’une perte en sous capitalisation provisoire de plus de 52.000 milliards de dollars. Comme en 1986, courant 2008/2009 différents responsables politiques déclareront à la télévision officielle que la crise ne touche pas l’Algérie du fait de la non connection avec le système financier mondial, de la non convertibilité du dinar et de l’importance des réserves de change oubliant la chute des cours des hydrocarbures qui représente plus de 98%des recettes en devises et que les dépenses réelles au rythme de 2008/2009 se fondent sur 78 dollars le baril tenant compte des surcoûts estimés à environ 20% (donc ne faire une double comptabilité avec le fonds de régulation qui contient une partie des réserves de change et le prix de référence de 37 dollars contenu dans la loi de finances qui établit l’équilibre budgétaire). Aussi des tensions budgétaires risquent de se manifester courant 2012 pour un cours entre 55/60 dollars et fin 2010, début 2011 pour un cours un cours entre 40/45 dollars, les années 2009/2010 ne devant pas poser de problèmes de financement mais au rythme des dépenses actuelles devant puiser massivement dans les réserves de change. Ainsi, la période 2009/2014 sera essentiellement une gestion de la crise.

La question centrale qu’il convient donc de se poser est la suivante : d’une part, les objectifs ont-ils été atteints entre 2004/2009, et avec la chute de plus de 50% des recettes des hydrocarbures, comme en 1986, les promesses entre 2009/2014 seront – elles tenues car les tendances lourdes étant ce qu’elles sont, il ne faudrait pas s’attendre à des renversements significatifs. Car existe une loi économique insensible aux slogans politiques : le taux d’emploi est fonction du taux de croissance et des structures des taux de productivité. Avec une croissance de la population active de plus de 3,4% ,un taux de croissance inférieur à 3% entre 2009/2014, il est impossible de créer trois millions d’emplois,(en majorité créateur de valeur ajoutée),qui nécessitent selon les experts et le gouvernement lui même 6/7% de croissance annuelle Car en dehors des bilans physiques qui ont peu de significations sans une avancée des réformes de fond à savoir les réformes micro-économiques et institutionnelles, sans lesquelles le cadre macro-économique stabilisé entre 1995/1997 serait éphémère,il y a fort risque du retour inévitable à l’inflation et l’accélération du chômage, réformes qui seules permettent un développement durable à moyen et long terme. Comme est nécessaire une analyse des impacts par catégories socioprofessionnelles et des écarts entre les coûts prévisionnels et les coûts réels. Comme est posé cette question vitale : le blocage n’est-il pas d’ordre systémique car la situation actuelle est le produit historique certes de la politique actuelle avec des relations complexes entre l’économique, le politique, le social et le culturel, mais également de toutes celles antérieures à l’indépendance politique (colonisation), de 1963 à nos jours du fait que le fondement du système bureaucratique rentier a peu évolué.

2- L’Algérie à la recherche de son destin

Le constat à travers ce cheminement historique est que durant cette période de transition difficile d’une économie étatisée à une économie de marché concurrentielle et l’Etat de droit et la démocratie tenant compte de notre anthropologie culturelle est que les réformes sont timidement entamées malgré des discours apparemment libéraux, et moralisateurs que contredisent journellement les pratiques sociales. Les banques, lieu de distribution de la rente, continuent de fonctionner comme des guichets administratifs, et du fait des enjeux les réformes souvent différés s’attaquant plus aux aspects techniques qu’organisationnels, alors qu’elles sont le moteur des réformes, la privatisation et le partenariat comme moyens d’investissement et de valeur ajoutée piétinent faute de cohérence et de transparence ; la facture alimentaire continue d’augmenter malgré le fameux programme agricole ( PNDA) dont il conviendra de faire le bilan du fait plusieurs de milliards de dollars de dépenses , la bureaucratie et la corruption continuent de sévir. Comme conséquence, résultats de la pratique de plusieurs décennies et non seulement de la période actuelle, nous assistons à des tensions à travers toutes les wilayates contre la hogra- la corruption, la mal vie, d’une jeunesse dont le slogan « nous sommes déjà morts » ce qui traduit l’impasse du système économique à générer une croissance hors hydrocarbures, seule condition d’atténuation des tensions sociales pour faire face à ce malaise social. Ainsi le peuple désabusé,vit dans le désespoir comme en témoigne le passage de la musique Rai qui exprime la mal vie depuis les années 1980, puis ces jeunes qui tiennent les murs et le paradoxisme du désespoir les harragas ,ces jeunes souvent avec la complicité de leurs parents qui bravent la mort Aussi s’agit-il de mettre fin à cette sinistrose que certains politiques se hasardent à banaliser sans s’attaquer à l’essence , mortelle pour toute Nation, alors que certaines actions urgentes sont à souhaiter.

-A-t-on réfléchi à la mise en place des mécanismes transparents de contrôle pour que les scandales financiers depuis l’indépendance politique ne se renouvellent plus car les mêmes causes engendrent les mêmes maux même si l’on change les personnes ? Car pourquoi un changement de Ministres si l’on reste dans la même logique ? Ce serait inutile.

-A- t-on réfléchi une fois sur les gains qu’occasionneraient une réduction des coûts de SONATRACH seulement de 10% qui permettraient des économies -des centaines de milliards de dinars, sans compter les économies de gestion des autres secteurs budgétivores dont les 180 milliards de dollars du programme de soutien à la relance économique ? -A t-on réfléchi une fois que si le cours du baril chute à moins de 40 dollars et l’épuisement des ressources pétrolières et gazières dans moins de 30 années,un jeune de 5 ans aujourd’hui aura 35 ans ? où la situation serait comparable à celle de certains pays les plus pauvres d’Afrique ?

-Nos responsables ont –ils analysé  l’impact de l’exode des cerveaux et vus les longues filles d’attente auprès des ambassades pour le visa, depuis l’aube du jour au crépuscule ou le rêve est de s’enfuir du pays ?

-Combien de milliers d’épargnants ont déposé des 40 dernières années les économies de leurs enfants avec beaucoup de sacrifices à la CNEP pour avoir le droit au logement mais il en a été décidé autrement au nom du droit du prince. Combien de ménages se sont sacrifiées pour que leurs enfants fassent des études et donc avoir un emploi mais toujours le droit du prince a décidé de faire jouer la règle de PITER qui consiste à ce que l’on gravite dans la hiérarchie proportionnellement au degré d’incompétence dans le sillage des relations de clientèles? Peuvent –ils toujours croire que c’est le travail et la récompense de l’effort mérité qui fondent les échelles de valeurs.

-Combien d’investisseurs nationaux et étrangers ont subi les effets du système bureaucratique avec les changements perpétuels du cadre juridique alors que la règle d’or est la stabilité des institutions :licence d’importations entre I97O-I985 distribuant des rentes au niveau ministériel ; OSCIP avec la signature exigée de trois ministres entre I985-I986 ,puis dissolution alors que des centaines de dossiers ont été agréés et transmission à la chambre de commerce en I988 ou ceux sont les privés qui jugeaient des projets d’autres privés( monopole par excellence et cacophonie) ; Conseil de la Monnaie et du Crédit pour les autorisations d’installations des banques dont les récents scandales financiers ont vu le dysfonctionnement avec d’autres structures de l’Etat.

-Comment ne pas rappeler les ambiguïtés dans la gestion des capitaux marchands de l’Etat qui traduisent en réalité la neutralité des rapports de force au sommet de l’Etat et explique le manque de visibilité et de cohérence de la politique économique et sociale, que l’on essaie de voiler tant par de l’activisme ministériel et des dépenses monétaires sans se préoccuper des coûts et de la qualité,permis grâce aux cours élevé des hydrocarbures que des replâtrages juridiques avec une instabilité juridique qui décourage tout investisseur sérieux . A titre d’exemple pour ces dernières années , la nouvelle l’Ordonnance n° 2001-04 du 20 août 2001 relative à l’organisation, la gestion et la privatisation des entreprises publiques économiques ; l’ordonnance n° 01-03 du 20 août 2001 relative au « développement de l’investissement et le décret exécutif n° 01-253 relatif à la composition et au fonctionnement du Conseil des participations de l’Etat placé sous l’autorité du Chef du gouvernement qui en assure la présidence ; du Décret exécutif du 9 octobre 2006 relatif aux attributions, à la composition, à l’organisation et au fonctionnement du conseil de l’investissement(CNI) prévu par l’ordonnance du 20 août 2001 qui stipule dans on article 19 que Le Conseil présidé par le Chef du Gouvernement chargé notamment de proposer la stratégie et les priorités pour le développement de l’investissement ; de l’Ordonnance n°06-08 du 15 juillet 2006 modifiant et complétant l’ordonnance du 20 août 2001 relative au développement de l’investissement (JORA ,047 du 19 juillet 2006) et de la création de l’Agence Nationale du développement de l’investissement ANDI qui est un établissement public à caractère administratif (EPA), au service des investisseurs nationaux et étrangers et enfin le dispositif de soutien à l’emploi de jeunes par l’ANSEJ(Ordonnance n°96-31 du 30 décembre 1996 portant loi des finances pour 1997). Concernant l’épineux problème du foncier destiné à l’investissement, le dispositif, mis en place le 23 avril 2007, qui se proposait de mettre de mettre fin à la confusion, la complexité et l’opacité ont nourri la méfiance et le désarroi des demandeurs d’assiettes foncières vient, à son tour, de subir un toilettage, à travers l’ordonnance du 1er septembre 2008 relative à la concession des terrains relevant du domaine privé de l’État

De cette situation il est utile de rappeler que de l’indépendance politique à nos jours, l’économie algérienne a connu différentes formes d’organisation des entreprises publiques. Avant 1965, la forme d’autogestion était privilégiée ; de 1965 à 1980, nous avons de grandes sociétés nationales et de 1980 à 1988, nous assistons à une première restructuration découpant les grandes sociétés nationales. Comme conséquence de la crise de 1986 qui a vu le cours du pétrole s’effondrer, des réformes timides sont entamées en 1988 : l’Etat crée 8 fonds de participation qui étaient chargés de gérer les portefeuilles de l’Etat. Comme conséquence de la cessation de paiement en 1994 (avec le rééchelonnement), en 1996, l’Etat crée 11 holdings en plus des 5 régionaux avec un Conseil national des privatisations ; en 2000, nous assistons à leur fusion en 5 mega holdings et la suppression du Conseil national des privatisations ; en 2001, nouvelle organisation et l’on crée 28 sociétés de gestions des participation de l’Etat (SGP) Lors de différents Conseils de gouvernements tenus durant toute l’année 2007, une nouvelle organisation est proposée par le ministère de la Promotion de l’Investissement, ( les deux grandes sociétés hydrocarbures Sonatrach et Sonelgaz, régies par des lois spécifiques n’étant pas concerné), articulée autour de quatre grands segments : des sociétés de développement économique qui relèvent de la gestion exclusive de l’Etat gestionnaire ; des sociétés de promotion et de développement en favorisant le partenariat avec le secteur privé international et national ; des sociétés de participation de l’Etat appelées à être privatisées à terme ; et enfin, une société chargée de la liquidation des entreprises structurellement déficitaires. Courant février 2008, cette proposition d’organisation, qui n’a pas fait l’unanimité au sein du gouvernement et certainement au niveau de différentes sphères du pouvoir, est abandonnée et une commission dont les résultat ne sont pas connus à ce jour est créée pour déterminer la future organisation du secteur public économique la ventilation des différents sociétés de participation de l’Etat (SGP) qui relèveraient soit de la tutelle de chaque ministère ou au Ministère de l’investissement ce qui suppose de revoir sa dénomination puisqu’un décret gouvernemental ne peut remplacer un décret présidentiel. Ces changements d’organisation périodiques démobilisent les cadres du secteur économique public, et même les investisseurs locaux et étrangers montrant clairement la dominance de la démarche bureaucratique au détriment de la démarche opérationnelle économique assistant à un gaspillage des ressources financières et à un renforcement de la dynamique rentière.

-Le blocage essentiel de l’investissement local et étranger n’est-il pas le terrorisme bureaucratique qui se nourrit du manque de visibilité et de cohérence dans la réforme globale. Et ce nouveau juridisme est-il suffisant sans objectifs politiques précis et sans cohérence et visibilité dans la démarche ?

– A t-on mis en place d’autres mécanismes pour éviter que les investisseurs soient pénalisés par les différentes tracasseries administratives (registre de commerce, plusieurs mois alors que dans des pays normaux cela met quelques heures,) banques qui sont des guichets administratifs, fiscalité fonctionnant sur les méthodes du XIXème siècle, douane, terrain au niveau des collectivités locales,(le cadastre n’étant pas à ce jour réactualisé et le problème du foncier non résolu malgré certains discours ). Car le parcours du combattant lorsqu’on a pas fait faillite dans les méandres bureaucratiques dure plus de 3 années entre le moment de la maturation du projet et sa réalisation alors que dans tous les pays du monde l’écart ne dépasse pas quelque mois pour ne pas dire quelques semaines.

-A t-on analysé les impacts des différents assainissements des entreprises publiques sans résultats : plus de 40milliards de dollars entre 1991-2008 de quoi créer tout le tissu industriel existant mais cette fois compétitif ; le développement écologique fondement du développement durable avec ces unités polluantes , ces constructions dans la majorité des secteurs selon les normes dépassées et ce taux d’urbanisation effréné (des éco- pôles mais réalité de vulgaires hangars comme l’a souligné le Président Bouteflika lui-même) avec les risques de ghettos qui enfanteront inéluctablement la violence ? A-t-on analysé objectivement l’importance de la sphère informelle drainant plus de 40% de la masse monétaire en circulation, employant plus du quart de la population occupée, fonctionnant dans un espace social de non droit, dont la croissance est proportionnelle au poids de la bureaucratie et de la corruption et les moyens de l’intégrer loin des mesures administratives autoritaires ?

-S’est –on soucié de la connaissance du bouleversement mondial où les capitaux iront s’investir là ou les obstacles politiques sont mineurs, d’un grand espace socio-économique d’où l’importance de l’intégration maghrébine au sein de l’espace euro- méditerranéen, et des impacts réels de notre adhésion à la zone de libre échange avec l’Europe (applicable depuis le 01 septembre 2005) et du futur accord avec l’organisation mondiale du commerce (OMC) et les moyens de s’y adapter ? Et qu’en sera t-il du rôle effectif de l’Algérie au sein de l’Union pour la Méditerranée  avalisée à Paris le 13 juillet 2008? Et donc est-il réaliste de vouloir opposer des Etats alors que n’existent pas de divergences fondamentales en termes géostratégiques entre les Etats Unis et l’Europe mais pour paraphraser les militaires seulement des tactiques divergentes à court terme et notre diplomatie ne devrait-elle pas s’adapter à cette nouvelle donnée différente fondamentalement des années 1970, période de la guerre des blocs avec l’implication plus importante des organisations non gouvernementales crédibles et non crées artificiellement ?

-En fait l’Algérien ne vit-il pas un drame schakespérien, en pensant à ce monde imagé par le célèbre écrivain KAFKA, dominé par l’absurde et l’irrationnel. L’intelligence ne suppose t-elle pas l’adaptation aux situations, ou la débrouillardise, les passe-droit sont devenus la règle, expliquant fondamentalement cette corruption, cette maladie du corps social qui tend à se généraliser et à se socialiser. Et c’est là que nous retrouvons les fondements des œuvres à la fois du grand philosophe allemand KANT et des anthropologues sur la rationalité qui est relative car historiquement datée et du psychiatre FREUD. Cette situation a été amplifiée par la période tragique de l’ histoire de l’Algérie de 1990 à 2000 où la jeune fille ou le jeune garçon de 10 ans en 1990 qui ont maintenant 27 ans ont vécu dans un cadre de violence, de haine et dont les effets psychologiques dévastateurs sur une large fraction de notre population sont immenses . Combien des milliers d’exemples peuvent être cités qui peuvent être généralisées dans maints segments de la sphère sociale, loin des schémas théoriques des bureaux climatisés des bureaucrates algériens. Ce divorce Etat citoyens est favorisé d’ailleurs par l’effritement du système d’information où nous assistons à un dialogue de sourd et comment ne pas se rappeler cette image de la télévision algérienne où à une question sur le taux de chômage un Ministre affirmera que les enquêtes donnent 11% et qu’un journaliste lui répliqua : êtes vous sur de vos données. Oui répond le Ministre. C’est à quoi le journaliste répliqua sous l’oeil amusé de la présentatrice non convaincue d’ailleurs, qu’il irait faire un tour dans les quartiers Algérie et qu’il dirait aux chômeurs que dorénavant leur appellation n’est plus chômeur mais travailleur. Car comment avec un taux de croissance avoisinant 2% entre 2006/2008 peut-on, afficher un accroissement de l’emploi utile supérieur aux années précédentes inférieur au taux de croissance de la population active, où le taux était 5%. Cela contredit les règles élémentaires de l’abc de l’économie. Cela ne fait –il pas rappeler vers la fin des années 1980 et après la grande pénurie que connaissait le pays après la crise de 1986, à l’ ENTV où un Ministre avançait avec assurance que le marché était saturé selon les données en sa possession, la présentatrice lui rétorquant s’il a fait un jour le marché et que la population algérienne ne mangeait pas les chiffres.

En conclusion, il ne faut pas avoir une vision essentiellement négative. N’oublions jamais ce qu’était l’Algérie en 1962 : totalement dévastée, et combien y avait-il de médecins, d’avocats, d’ingénieurs. Où habitaient la majorité des Algériens ? Tout ce qui a été fait depuis l’indépendance politique à nos jours tant durant la période de la présidence de Boumédiène, de Chadli, de Bouteflika , car la période 1963/1965 (juste à la sortie d’une guerre contre la colonisation) et la période tragique 1990/1999 a été une période de survie pour la nation algérienne, et il est utopique de parler de développement, n’est pas totalement négatif : beaucoup d’aspects positifs mais également beaucoup d’aspects négatifs qu’il convient maintenant de corriger pour les générations futures. Car, notre analyse montre clairement que le fondement du système entre 1962 à 2009 reposant sur la rente reste le même., impliquant donc une profonde mutation systémique si l’on veut lever les contradictions et être au diapason du monde moderne. Les deux piliers du développement du XXIème siècle repose sur la bonne gouvernance et un environnement favorable à l’épanouissement de l’entreprise et son fondement le savoir dévalorisé qui constitue un acte politique pour éviter l’épanouissement de tout esprit critique indépendant du pouvoir . Car avec la rente pétrolière, on peut importer l’assistance étrangère dont les transferts prennent une proportion dangereuse au niveau de la balance des paiements avec la paradoxe de l’exode de cerveaux , malgré des discours populistes envers la diaspora algérienne de peu d’effets car ces derniers sont attentifs au sort de leurs collègues au niveau national, un professeur d’université et d’une manière générale un enseignant du primaire au secondaire en termes de parité de pouvoir d’achat en fin de carrière percevant moins du un tiers de ses homologues marocains et tunisiens après les dernières augmentations . Pourtant, l’Algérie reste un pays dynamique, plein de vitalité, qui se cherche et cherche sa voie. La paix étant un facteur déterminant, les Algériens voulant vivre leurs différences dans la communion, ce qui ne signifie en aucune manière oublier mais de tirer les leçons du passé récent afin de forger positivement notre avenir commun. Une décantation pour moins de conservatisme tenant compte des pesanteurs culturelles, et en réalité une dynamique porteuse d’espoir peut naître car l’Algérie recèle d’importantes potentialités humaines intègres. C’est donc le destin de l’Algérie qui se joue actuellement. Car par ses luttes quotidiennes, l’ensemble de la population algérienne est consciente des stratégies sociales des différents acteurs de ceux qui veulent préserver l’ordre établi de la rente et des autres acteurs qui veulent un changement profitable à l’immense majorité pour lui redonner un début de lueur d’espoir afin de briser ce pessimisme généralisé et permettre ainsi une dynamique durant ce cycle descendant visionné par le grand sociologue maghrébin IBN KHALDOUN, cycle qui répond à l’implacable logique historique du dépassement nécessaire de toute société anomique. Car, le cours de l’Histoire, que certains tenteront de freiner mais en vain, voulant préserver les intérêts de la rente, est irréversible pour une société basée sur plus de justice sociale, plus de liberté, une participation pus active de la femme à la gestion de la Cité, un Etat de droit et de démocratie tenant compte des nouvelles mutations mondiales.

Le 06 mai 2009
Docteur Abderrahmane, Expert International
Professeur d’Université en management stratégique (Algérie)
Ex-président du Conseil national des Privatisations

NB- dans une contribution parue simultanément en français dans El Watan , et en arabe dans El Khabar en 1993 «  rente et logique de la politique socio-économique 1962/1992 ( reproduit dans mon ouvrage l’Algérie face à la mondialisation officie des publications universitaires deux tomes ( 420 pages Alger 2001) tome : pour une nouvelle culture économique, nous avons déjà développé les axes fondamentaux de la logique du système rentier.
Voir également Abderrahmane Mebtoul : réformes et mondialisation (2 tomes) « Réformes, économie de marché et Démocratie » édition Dar El Gharb 2005 (140 pages chaque volume en trois langues arabe- français- anglais )

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