Devenir écolo à un coût économique et pas des moindres. Le négociateur sur les changements climatiques de l’Algérie, Kamel Djemouai, a avertit, hier, sur les ondes de la radio nationale, que les prochaines négociations pour l’élaboration d’une plate-forme commune avant le sommet de Copenhague au Danemark sont «un enjeu extrêmement important pour notre pays». Un plafonnement des émissions de gaz à effet de serre pour l’Algérie, qui dépend à 90% des hydrocarbures, pourrait «contraindre le développement de l’économie nationale».

Selon le négociateur sur les changements climatiques, les Européens sont en train de mener un forcing pour l’adoption d’un accord commun dans le sommet de Copenhague prévu en décembre 2009. Outre les pertes économiques, si l’Algérie décide une réduction de l’émission des gaz à effet de serre, le pays devra débourser d’importantes sommes pour équiper les unités industrielles avec des techniques moins polluantes.

Kamel Djemouai préconise ainsi une plus grande vigilance dans les prochains rounds de négociations pour préserver l’intérêt de l’économie nationale.

D’après Le Financier
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