Le président de la Cour des comptes exige des explications du ministre de la Santé, Abdelaziz Ziari, suite à un rapport accablant établi par ses services sur la gestion des produits pharmaceutiques par le ministère de la Santé et la Pharmacie centrale des hôpitaux durant la période 2009-2012, époque où le département ministériel était dirigé par Djamel Ould Abbès.

Le président de la Cour des comptes exige des explications du ministre de la Santé, Abdelaziz Ziari, suite à un rapport accablant établi par ses services sur la gestion des produits pharmaceutiques par le ministère de la Santé et la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) durant la période allant de 2009 à 2012, époque où le département ministériel était dirigé par Djamel Ould Abbès et après lui. Une réunion d’audit du directeur de la PCH et ses adjoints est prévue mercredi au ministère de la Santé.

D’autres audits des responsables de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) et des cadres des différentes directions au ministère de la Santé sont également programmés par M. Ziari. Le rapport de la Cour des comptes, qui a fait objet d’un référé au premier responsable du ministère de la Santé, a relevé de graves irrégularités dans l’attribution des marchés du médicament. Des questionnaires ont été également adressés au directeur de la PCH ainsi qu’aux directeurs centraux de cette institution pour s’expliquer sur certaines procédures engagées en violation des textes réglementaires établis par les services du ministère de la Santé et de la PCH.

Outre les services techniques, les ressources humaines, le stockage et la distribution, l’approvisionnement demeure l’aspect le plus sombre de ce rapport, selon une source proche du dossier. Les auteurs de ce rapport ont sévèrement jugé les aspects liés aux approvisionnements en médicaments et révèlent «un manque de vision et une faiblesse d’analyse du marché, notamment pour les besoins et dans l’enclenchement des contrats et des commandes». Ce qui explique les ruptures cycliques des médicaments dans les hôpitaux durant plusieurs années et qui durent encore. L’une des infractions commises par le ministère de la Santé, signale ce rapport, est le fait d’avoir autorisé la soumission à l’appel d’offres de la PCH 2013 de certains médicaments dont les décisions d’enregistrement, fixées à cinq ans, sont arrivées à expiration.

«La moitié des produits soumissionnés dans l’appel d’offres n’ont pas de décision d’enregistrement», signale notre source, qui rappelle que la décision d’arrêter les enregistrements et le renouvellement des décisions d’enregistrement des médicaments a été prise par l’ex-ministre de la Santé, à l’exception d’une liste d’une vingtaine de produits traitée en 2012 en exclusivité, qui ont été importés d’Inde, du Pakistan et de Chine, alors que certains d’entre eux viennent d’être retirés du marché. L’introduction dans l’appel d’offres de ces médicaments, dont les décisions d’enregistrement avaient expiré, a posé un sérieux problème à la PCH, qui a agi suite aux instructions de l’actuel ministre de la Santé contre les dispositions du cahier des charges exigeant uniquement les médicaments enregistrés.

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