La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a demandé aujourd’hui la libération de Hanevy Ould Dehah directeur de publication du site Taqadoumy condamné à une peine de six mois de prison par le Tribunal de la Wilaya de Nouakchott pour « atteinte aux bonnes mœurs ».

« C’est un jugement sévère et politique, d’autant plus que sur tous les chefs d’accusation, un seul a été finalement retenu » a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Notre collègue doit être libéré » a-t-il ajouté.

Suite à une plainte déposée le 22 mai 2009 contre lui après publication d’un article faisant état de la fortune soudaine d’un candidat à l’élection présidentielle et d’une maison que ce dernier aurait achetée dans un des quartiers huppés de la capitale, Hanevy Ould Dehah a été arrêté le 18 juin 2009, sur ordre du parquet de Nouakchott.

Il était retenu en détention depuis 2 mois et était sous le coup de cinq chefs d’accusation : « atteinte aux bonnes mœurs », « diffamation », « incitation à la rébellion », « incitation à la commission des crimes et délits » et « cause d’absence de textes exécutoires et applicables aux délits commis par voie de presse électronique ».

Il a été condamné le 19 août 2009 uniquement pour le délit « d’atteinte aux bonnes mœurs » pour six mois de prison assortis d’une amende de 30 000 ouguiyas (soit 83 euros) et 21000 ouguiyas (soit 59 euros) de frais de dossier. Hanevy Ould Dehah a fait appel de la décision.

La FIJ espère que la justice reviendra sur le jugement et demande la libération immédiate du journaliste et appelle les autorités mauritaniennes à créer les conditions pour que la liberté de la presse et la liberté d’expression puissent être une réalité dans ce pays.

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