C’est une femme blessée qui a pris attache avec nous. Djazia Kerkeb, la fille du défunt colonel Kerkeb, ancien directeur central à la présidence de la République (1973) et contrôleur général de l’Armée (1981-1984), assure que son père ne « s’est jamais enrichi et n’a jamais privilégié ses filles  au détriment des intérêts de l’Algérie », pour démentir l’information selon laquelle il aurait imposé à Air Algérie le recrutement de ses sœurs. 

« Ni moinni mes sœurs n’avons travaillé, ou travaillons ou allons travailler à Air Algérie, ambassade, Sonatrach, Khalifa Tv, Airways ou toute autre société publique ou privée », assure notre interlocutrice. « Je refuse que le nom de mon père soit associé à ce genre d’insinuations », ajoute-t-elle en soulignant qu’il fut une personne très intègre et refusait ces pratiques mafieuses. « Mon père était un révolutionnaire. Il est mort en révolutionnaire. Chef de bataillon Didouche Mourad de la Wilaya 2,  il est devenu à l’Indépendance, avec le grade de Capitaine, le premier chef d’Etat-Major de la 1ère région militaire », rappelle Djazia Kerkeb.

« Brillant officier supérieur, il a été cassé par les médiocres et il a quitté les rangs de l’armée à l’âge de 51 ans », précise encore la fille du colonel Kerkeb, selon laquelle son père « est mort debout, malgré toutes les intimidations qu’il avait subies de la part d’un clan mafieux composé de harkis et de personnes au passé douteux », conclut-elle.