La Grande Mosquée d’Alger n’est pas un édifice fragile qui risque de s’effondrer à la moindre secousse tellurique. C’est le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville Abdelmadjid Tebboune, qui l’affirme. 

D’après ce dernier, « les séismes moyens n’auront pas d’impact sur la mosquée et les séismes de forte magnitude (7,5 degrés sur l’échelle de Richter) n’occasionneront pas dégâts importants », a-t-il expliqué samedi à Alger.  La salle de prière a été équipée d’amortisseurs capables de réduire d’un quart la puissance d’un séisme. L’éclairage sera doté d’un système antisismique pour limiter les dégâts éventuels dans certaines zones de l’édifice, relève ce haut responsable au gouvernement.

Le même ministre a démenti les allégations sur « la non conformité de ce projet aux normes de sécurité ». Tebboune a qualifié ces informations de rumeurs « infondées », qualifiant ceux qui les colportent de « défaitistes » qui « remettent en cause toutes les grandes réalisations de l’Algérie ».

La Grande Mosquée d’Alger est « réalisé sur la base d’une étude sérieuse et très conservatrice », rassure encore Abdelmadjid Tebboune, notant qu’aucun autre projet n’a bénéficié des moyens mis à disposition de ce dernier.  En dépit de la fermeté du sol, l’étude a préconisé la réalisation de fondations sur une profondeur de 72 mètres en utilisant de grandes quantités de fer dans le béton (prés de 200 kg le m3), a-t-il encore ajouté.

Soulignons enfin que le chantier de la Grande Mosquée d’Alger a « considérablement » avancé au niveau du gros oeuvre des structures qu’il abrite (Dar El Qoran, bibliothèque et centre culturel), précisent les responsables de ce projet. « Les travaux au niveau de la salle de prière seront achevés en février ou mars 2016 », promettent les équipes techniques en charge du projet.

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