Ce vendredi, ça fera quatre ans, jour pour jour, que Hand Slimana tombait sous les balles assassines des bandits en Kabylie. C’était la nuit du 14 novembre 2010 vers 22h au lieu- dit Bouhlalou, sur la route menant d’Aghribs à Azazga, au nord-est de Tizi Ouzou que l’entrepreneur Hand est tombé en martyr alors qu ‘il tentait de résister à ses ravisseurs qui allaient le kidnapper.
Il succombe deux jours plus tard à ses blessures. La nouvelle est tombée tel un couperet. Il avait 48 ans le jour des faits. Hand a été inhumé au cimetière de son village natal, Imekhlef, dans la commune d’Aghribs, en présence de milliers de citoyens venus lui rendre hommage.
L’affaire de l’assassinat de Hand Slimana a ébranlé toute la Kabylie. Une action magistrale a été alors réalisée par les services de sécurité qui ont opéré un vaste coup de filet dans les milieux du grand banditisme en Kabylie.
Il s’agit en fait de malfaiteurs armés en tenues militaires et afghanes qui se faisaient passer pour un groupe terroriste du GSPC.
Le dangereux groupe de malfaiteurs armés  qui activait sous le couvert des groupes terroristes du GSPC en Kabylie a été démantelé par les services de la Gendarmerie nationale (GN), deux mois plus tard, soit en fin janvier 2011, après des investigations approfondies menées par le Service central des investigations criminelles du commandement de la GN en coordination avec les groupements des wilayas de Béjaïa, Tizi Ouzou et Biskra.
Quatre armes de guerre ont été récupérées lors de cette opération. Le  groupe criminel, constitués de douze criminels, ciblait les entrepreneurs et les riches commerçants dans des faux barrages. Présenté devant la justice, sur les 14 accusés, huit ont écopé de la peine de mort. Il s’agit de Tchatchi Youba et de son frère Tchatchi Boussad, Ibouchouken Sofiane et de son frère Ibouchouken Hassan, Amir Lyès, Khelifi Sadek, Semadi Omar ainsi que Selah Djamel condamné par contumace car étant toujours en fuite. Six autres prévenus ont été condamnés à des peines d’emprisonnement allégées comparativement aux peines requises par le procureur de la République. Boukhari Abderrezak a écopé de 8 ans de prison, Adour Rabah, 5 ans et le dernier, Boukersi Mohand à une peine de 3 ans de prison.
Un  jugement qui devait servir d’exemple à ces groupes criminels qui ont semé la peur parmi les populations de la wilaya durant plusieurs années auparavant.
Ces lourdes peines auront un effet dissuasif qui apparaît dès les premières semaines qui s’ensuivront. Les réseaux de kidnapping risquent gros. Les éléments qui les composent reculeront de plus en plus de par le nombre et les actions.
Enfin, les amis, sa famille et son village qui se sont battus pour que justice soit faite sur la mort de Hidouche, organisent, vendredi, une cérémonie pour marquer le 4e anniversaire de son assassinat.

Sonia T.

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