La nouvelle Constitution rédigée par un bureau d’études français !

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La nouvelle Constitution algérienne serait sur le point d’être rédigée par un bureau d’études français. C’est ce que révèle l’ancien Ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, lors d’une conférence animée à l’université de Béjaïa, située à 220 Km d’Alger.

Selon l’ancien ministre, « au moment où certains partis politiques émettent leurs vœux d’être impliqués dans la rédaction de la nouvelle mouture de la Constitution, le pouvoir a tranché cette question en confiant cette mission à un bureau d’études français », a déclaré Abdelaziz Rahabi, lançant ainsi un véritable pavé dans la marre car si cette information s’avère réelle, une véritable polémique risque de se déclencher. D’autre part, l’ancien ministre a abordé également  la loi sur les hydrocarbures de 2005, conçu par l’ancien Ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, cité depuis un moment dans des affaires de corruption liées à la compagnie pétrolière Sonatrach, qui avait, lui aussi, confié la rédaction de cette fameuse loi à un bureau d’études étranger.

«C’est un spécialiste américain, ami de Khelil, qui a élaboré cette loi en contrepartie de la somme d’un million de dollars», a assuré Rahabi lequel n’a pas caché son indignation face à ce recours à un bureau d’études étranger n’avait soulevé à l’époque aucune réaction de la part des responsables qui étaient au pouvoir. Une attitude qui renseigne sur l’état de déliquescence de la chose politique et du mode de gouvernance en Algérie, avaient dénoncé aussi plusieurs observateurs avertis.

Rappelons enfin que depuis l »annonce de l’amendement de la constitution, peu d’informations ont filtré sur le contenu de ce processus. Certaines sources évoquent la création du poste de vice-président ou du retour de la limitation de mandat. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a toujours pas de débat sérieux, au sein de la classe politique algérienne, autour de la nouvelle constitution. Et quand des partis sont «invités» à des consultations, c’est en général les plus proches du pouvoir qui sont concernés. L’avenir de la Constitution algérienne demeure donc incertain.

Elyas Nour 

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