La Tunisie sous la menace terroriste à la veille des élections législatives

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Six suspects ont été abattus par l’armée tunisienne dans une opération anti-terroriste aujourd’hui vendredi dans un quartier populaire de Tunis. Un épisode soldant une série de violence qui inquiète les autorités à quelques jours des élections législatives tunisiennes du 26 octobre prochain.

Après un siège de 24 heures, les forces tunisiennes ont donné l’assaut ce matin contre un groupe de djihadistes présumés, retranchés dans une maison d’Oued Ellil, un quartier populaire de la banlieue de Tunis. Bilan : 5 femmes et 1 homme ont été tués dans l’affrontement. La garde nationale aurait commencé à attaquer après qu’une femme armée ait commencé à leur tirer dessus.

A deux jours des élections législatives, ce n’est pas la première attaque imputée à des « terroristes » par les autorités tunisiennes. Deux soldats ont été blessés dans l’explosion d’une mine au passage d’une patrouille de l’armée tunisienne au cours d’une opération de surveillance de la zone ce matin. Deux « éléments terroristes » ont également été arrêtés après des heurts à Kébili, à 500 km au sud de Tunis dans cette même matinée. Des arrestations qui ont permis de localiser la présence d’autres membres de leur groupe à Oued Ellil, où l’assaut a eu lieu ce matin.

Depuis trois mois, l’armée et la police tunisiennes sont mobilisées pour assurer la sécurité dans les zones sensibles telles que le mont Chaambi, à proximité de la frontière avec l’Algérie, où en près de deux ans, plus d’une trentaine de membres des forces de l’ordre ont été tués dans des affrontements avec des jihadistes. Cette vigilance est d’autant plus renforcée avec l’approche des élections législatives du 26 octobre, cruciales pour l’avenir du pays. Dans cette logique, l’Etat tunisien a ordonné la fermeture de la frontière avec la Libye les 24, 25 et 26 octobre pour éviter la perturbation du scrutin.

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