Khelil Chakib
Khelil Chakib

C’est officiel. L’Algérie n’est restée pas indifférente face aux dernières révélations de la Justice italienne concernant l’implication de Chakib Khelil dans le scandale de corruption de Sonatrach-Saipem.  

Dans une déclaration à la presse,  faite ce lundi 11 août, le procureur général de la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati a confirmé cette information. Le temps de l’impunité est donc fini pour Chakib Khelil et ses proches. Le mandat d’arrêt concerne aussi Farid Bedjaoui, neveu d’un ancien ministre des affaires étrangères, considéré comme l’intermédiaire qui a remis les pots-de-vin aux dirigeants algériens pour permettre à Saipem de décrocher des contrats pétroliers en Algérie dont la valeur globale dépasse les 8 milliards de dollars. 

Pour rappel, mardi 6 août dernier, le quotidien italien «Il Corriere della Sera» avait divulgué de nouvelles révélations relatives au scandale de corruption Sonatrach-Saipem. Une juge italienne a certifié à ce quotidien que Pietro Varone, un ancien responsable de Saipem avait confirmé devant les magistrats italiens que Farid Bedjaoui remettait bel et bien des pots-de-vin à Chakib Khellil, ministre de l’Energie et des Mines. Face à ces révélations fracassantes, des voix se sont élevées en Algérie pour réclamer une réaction de la Justice algérienne  qui demeurait jusque là silencieuse et inactive.  Et pourtant, l’enquête appelée Sonatrach II a débuté il y a plusieurs mois. Mais, jusque là, aucune évolution notable n’a été enregistrée. Le lancement de ce mandat d’arrêt international s’annonce comme un revirement dans le traitement accordé par l’Etat algérien à ce scandale aux moult rebondissements. La justice algérienne ira-t-elle jusqu’au bout de son action ? Pour l’heure, personne ne peut l’affirmer ou l’infirmer…