L’Algérie devra-t-elle nécessairement passer aux hydrocarbures non conventionnels si elle veut un avenir dans le domaine de l’énergie ? Le pays ne pourra pas se contenter de sa rentre pétrolière, ce n’est plus un secret, c’est pourquoi elle s’intéresse à de nouvelles sources d’énergie. Désormais même l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et la Central Intelligence Agency (CIA) voient cette option du non conventionnel, comme inévitable.

Ces conclusions risquent de ne pas plaire aux militants anti-gaz de schiste. Même les institutions internationales commencent à prôner le développement de ce gaz non conventionnel. Pour la CIA qui a publié son son Global Trends 2030,  rapporte le quotidien El Watan, les tendances mondiales pour 2030, ce projet va devenir une évidence.  En effet, détenir et exploiter du pétrole est une chose, mais l’exporter en est une autre. Le monde évolue et de plus en plus de pays pensent à une reconversion. Leur consommation en énergie évolue, notamment vers les hydrocarbures non conventionnels. Les exportateurs principaux pourraient trouver leurs propres sources d’énergie et ne plus avoir besoin de la précieuse énergie algérienne. «Si les Etats-Unis – principaux importateurs mondiaux d’hydrocarbures – cessent d’importer du pétrole, les prix du baril s’effondreront», précisent ainsi les experts de la CIA et de l’AIE.

Ce qui pourrait arriver dès 2030, notamment pour les Etats-Unis qui pourraient très rapidement gagner une indépendance énergétique «grâce aux nouvelles techniques de fracturation hydraulique, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste devrait atteindre des niveaux exceptionnels », précise-t-on. Les prix mondiaux du pétrole pourraient donc subir un impact direct et s’effondrer aux dépens de l’Algérie. Un scénario confirmé par l’AIE, et que Karim Djoudi, ministre des finances veut éviter, c’est pourquoi il avait récemment appelé à la prudence en terme de politique budgétaire.