C’est la question que l’on se pose depuis les révélations du quotidien arabophone «El khabar» qui nous a appris qu’une commission sécuritaire, comprenant des cadres des Ministères de l’Intérieur et de la Défense ainsi que de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) est en train de plancher actuellement sur la possibilité d’autoriser la vente d’armes légères individuelles en Algérie.

D’après la même source, cette mesure sera prise afin de mettre un terme au trafic d’armes, un phénomène qui prend une ampleur de plus en plus inquiétante dans notre pays. Une éventuelle légalisation du commerce des armes va permettre de contrôler soigneusement toutes les ventes tout en imposant des conditions strictes. Selon plusieurs sources concordantes, les saisies d’armes battent des records d’une année à une autre en Algérie notamment depuis 2009 où le trafic d’armes s’est développé dangereusement dans le secteur informel.

La situation s’est de plus en plus aggravée depuis la détérioration des conditions sécuritaires dans certains pays voisins, comme le Mali ou la Libye. Des trafiquants ont pu vraisemblablement faire entrer en Algérie une quantité considérable d’armes.  Légaliser la vente d’armes à feu pour garder un œil attentif sur toutes les transactions qui sont effectuées dans ce circuit qui demeure jusque-là incontrôlé et clandestin, la voici la stratégie des responsables des diverses institutions sécuritaires d’autant plus que de nombreux hommes d’affaires recrutent des gardes du corps et s’équipent en armes légères. D’ailleurs, les autorités algériennes ont reçu depuis le début de cette année pas moins de 19000 demandes de port d’armes. La majorité de ces demandes auraient été rejetées.

Elyas Nour

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