L’armée algérienne a réagi à l’attentat qui a coûté la vie, samedi soir, à Iboudrarène à Tizi Ouzou, à 11 soldats et qui a fait 5 blessés. Selon une source sécuritaire citée par l’agence française, AFP, l’armée algérienne traquait toujours hier le groupe terroriste responsable de cette tuerie.

«Les opérations de ratissage des forces militaires parmi lesquelles des parachutistes se poursuivaient. D’importants renforts ont été dépêchés vers Iboudrarène», a ajouté cette source. La preuve de cette réaction est le son des tirs d’artillerie qui retentit dans toute la région. Si certains médias ont évoqué, dans un premier temps, un bilan de 16 morts, le Ministère de la défense nationale a affirmé qu’il s’agit en fait de 11 morts. L’institution militaire a été sévèrement critiquée quant à ce qui semble être une défaillance qui a coûté la vie à ces soldats, selon des analystes.

Le contingent revenait apparemment d’une opération de sécurisation des bureaux de vote. Les soldats étaient transportés, de nuit, vers leur caserne, dans un bus «civil». «Il y eu une erreur d’appréciation, une confiance extraordinaire et un manque de vigilance», a déclaré à El Watan, Abderrezak Maïza, ancien chef de la première région militaire, avant d’ajouter : «Il n’est pas normal qu’un dispositif militaire soit levé ou déplacé de nuit, à bord de camions dans une région comme Iboudrarène, où l’activité terroriste est récurrente». L’armée n’a pas, pour l’instant, réagi à ces critiques ou donné des détails relatifs aux circonstances de l’attaque terroriste.

Elyas Nour

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