Cette fois-ci, c’est officiel. Ariel Sharon est décédé samedi après-midi. Ce sont les services du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui ont annoncé cette nouvelle. 

Après 8 ans passés dans le coma,  la mort a finalement eu raison de Sharon qui était certainement, le dirigeant israèlien le plus détesté dans le monde arabe pour ses crimes et ses massacres commis à l’encontre des palestiniens. La mort d’Ariel Sharon était attendue ces dernies jours car son état de santé s’est dangereusement dégradé depuis jeudi le 1er janvier dernier. Depuis cette date-là, l’hypothèse d’un décès imminent de Sharon se faisait chaque jour plus précise. Son état était « défini comme critique, ce qui signifie que le pronostic vital est engagé », avait souligné une source médicale israélienne.

Rappelons enfin que Sharon s’est fait surtout connaître lorsqu’il a conduit en 1982 l’invasion du Liban alors qu’il était ministre de la Défense. En septembre 1982, le monde découvre sous le choc les massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth perpétrés par une milice chrétienne alliée d’Israël. Des massacres où Ariel Sharon a joué un rôle déterminant et pour lesquels il sera éternellement affublé du surnom de « Boucher ». C’est, d’ailleurs, pour cette raison qu’il a été contraint à la démission à cette époque-là. Mais il reviendra aux commandes ce qui comme Premier ministre en 2001 alors qu’il avait provoqué quelques semaines plus tôt,   le 28 septembre 2000, la deuxième intifida palestinienne en visitant l’Esplanade des Mosquées, le troisième lieu Saint de l’Islam.

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