L’inhalation du gaz carbonique et les explosions d’installations intérieures, du matériel fonctionnant au gaz, provoquent annuellement 30 à 40 décès et entre 100 et 200 blessés, a indiqué, aujourd’hui, Lamine Messaoudène, responsable Gaz au niveau de la Commission de régulation du gaz et de l’électricité (CREG) lors d’un séminaire sur l’intégration de solutions techniques aux accidents de monoxyde de carbone organisé par la Fédération algérienne des consommateurs.

Il faut dire que les accidents liés au gaz carbonique sont très fréquents en Algérie. En plus des problèmes liés à l’absence, par exemple, de conduits d’aération dans certaines habitations, il y a aussi beaucoup d’accidents qui surviennent suite à un mauvais fonctionnements ou défectuosité du matériel utilisé. A ce titre, durant cette même journée d’étude, Hachemi Djaaboub, l’ancien ministre du Commerce, a soulevé le fait que certains importateurs mettent sur le marché national des équipements non-conformes.

Ajoutant à cela l’incapacité de l’Etat à contrôler tous ce matériel importé. Par ailleurs, la directrice technique Gaz auprès de la Société de distribution de gaz et d’électricité d’Alger a indiqué que les accidents mortels liés à l’utilisation du gaz ont nettement baissé dans la capitale durant l’année en cours et même durant les toutes dernières années. Une seule personne est décédée en 2014 alors que le nombre était de 5 l’année d’avant. Il faut rappeler que la Sonelgaz lance, chaque année, une campagne de sensibilisation contre les risques liés à l’utilisation du gaz.

Elyas Nour

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