Les policiers contestataires algériens ont vraisemblablement arraché le droit de constituer un syndicat autonome, droit qui leur était jusqu’à présent refusé.

Selon le directeur central au ministère de l’Intérieur chargé des ressources humaines, Abdelhalim Merabti, qui a fait une déclaration à la presse juste avant le début de la réunion entre le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et des représentants des policiers rassemblés devant la Présidence de la République, le gouvernement ne voit aucun inconvénient à ce que la police soit dotée d’un syndicat. Il a indiqué que les démarches nécessaires pour la constitution de ce syndicat vont être entreprises immédiatement.

Merabti a insisté sur le fait que le Ministre de l’Intérieur lui-même, Tayeb Belaiz, n’est aucunement contre cette idée. Il faut rappeler que plusieurs tentatives ont eu lieu par le passé pour la constitution d’un syndicat au sein de la police, mais elles ont toutes échoué face à l’intransigeance des autorités à ce sujet. Il aura fallu un climat « insurrectionnel » pour que le gouvernement cède sur ce point. Il faut signaler que l’existence de syndicats, dans la police, n’est pas un problème dans beaucoup de pays, européens notamment.

Des centaines de policiers se sont rassemblés depuis ce matin devant la Présidence de la République réclamant la présence du premier ministre, après avoir organisé, hier, une marche vers le siège du gouvernement. Après avoir attendu quelques heures, Sellal s’est déplacé vers la Présidence et a rencontré des représentants de ces policiers contestataires.