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La perspective de voir le président Bouteflika reprendre ses activités s’éloigne de plus en plus. Chafik Mesbah, ex officier de la sécurité militaire, à la retraite, se présentant comme politologue, qui multiplie les sorties médiatiques ces jours-ci dans la presse locale et étrangère, est catégorique : « le président Bouteflika ne pourra plus reprendre ses activités », a t-il soutenu lundi à l’occasion du forum hebdomadaire de Liberté.

Il affirme détenir des « informations personnelles » mais il fonde aussi sa prédiction sur une lecture de la déclaration du président Hollande qui avait évoqué dernièrement sur France 24 la question de la succession. Autrement dit, l’idée du quatrième mandat est définitivement écartée selon lui , alors que, ajoute t-il, la nomination de Abdelmalek Sellal s’inscrivait justement dans le cadre de ce projet qui est aujourd’hui définitivement plombé.

Mais Chafik Mesbah met en garde contre « les agissements » du « clan présidentiel » et particulièrement contre Said Bouteflika, le frère du président qu’il qualifie de « dangereux » et « capable de provoquer une effusion de sang » pour la conservation du pouvoir. Chafik Mesbah redoute aussi ce qu’il qualifie de « Balatguia économique », c’est-à-dire toute cette faune d’affairistes milliardaires qui peuvent, craint-il encore s’adonner à « une politique de terre brulée ».

A propos de l’article 88 de la constitution qui porte sur la déclaration de l’état d’empêchement du président à exercer ses fonctions, l’ex militaire exprime des doutes de voir Tayeb Bélaiz réunir cette institution. « Le président Bouteflika n’est pas intelligent, mais c’est un tacticien qui a pris ses devants en désignant à la tête du Conseil constitutionnel un homme qui lui est proche » dit-il.

Puis d’expliquer que Bélaiz, la moment venu sera sous le contrainte (de qui ?) et finira par réunir cette institution pour constater l’impossibilité du président à assumer ses fonctions. Et pour rajouter une autre couche sur la force de la relation entre Bélaiz et Bouteflika, Chafik Mesbah indiquera que les services de sécurité inondaient la justice de rapports d’enquêtes sur les détournement, sur la corruption, mais l’ex ministre de la Justice aujourd’hui président du Conseil constitutionnel « les bloquait systématiquement ».

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