Le prix du pain n’augmentera pas en Algérie

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Le Ministère du Commerce a annoncé mardi que « l’augmentation du prix du pain n’est pas à l’ordre du jour pour le moment». Ce département ministériel a  dévoilé, au passage, tout un programme pour lutter contre la pénurie des biens de consommation courants.

Le prix de la baguette de pain restera stable. C’est du moins ce qu’a affirmé mardi Abdelaziz Aït Abderrahmane, directeur général de la régulation et de l’organisation des activités au ministère du Commerce, précisant qu’un plan pour accroître le revenu des boulangers est à l’étude. « Il a été décidé de dépêcher quatre équipes au niveau de quatre wilayas (Béchar, Oran, Alger et Constantine) avec des experts pour essayer d’avoir une méthode unique pour déterminer le coût de la baguette de pain. Dès que nous aurons les résultats (…), le groupe interministériel va examiner la question et voir dans quelles mesures essayer d’augmenter la marge bénéficiaire ou le revenu des boulangers », a-t-il expliqué ce mardi matin sur la Chaîne III de la radio nationale. C’est d’ailleurs l’ensemble des produits de large consommation qui ne devra pas connaître de hausse de prix, a assuré le même responsable.

Associant l’augmentation du prix des produits frais au manque d’infrastructures commerciales, le Ministère du Commerce envisage la construction de plusieurs marchés de proximité et marchés couverts. « Pour les marchés de proximité, il y a un programme initié par le ministère de l’Intérieur qui est en cours. Une enveloppe de 12 milliards de dinars est consacrée à la réalisation de 460 marchés de proximité. Pour sa part, le ministère du Commerce a bénéficié d’une enveloppe de 10 milliards de dinars destinés à la réalisation de marchés couverts», a annoncé Abdelaziz Aït Abderrahmane, qui a profité de l’occasion pour présenter le bilan d’éradication des commerces informels, arrêté fin février 2013. « Le nombre d’intervenants est estimé par le ministère de l’Intérieur entre 70.000 et 75.000. Le nombre de marchés recensés est de l’ordre de 1.543. Le nombre de marchés éradiqués est de 783 et le nombre d’intervenants dans les marchés éradiqués est de 36.858 intervenants. Jusqu’à la fin février 2013, quelque 15.133 intervenants ont été insérés dans les nouveaux marchés », a-t-il précisé encore.

Les biens de consommation courant ne devraient pas être touchés par une pénurie, tente de rassurer, par ailleurs, le Ministère du Commerce. «Je peux vous annoncer que nous serons à l’aise d’ici fin septembre. Les dispositions sont prises par les organismes de régulation. Il n’y aura pas d’insuffisance ni de pénurie. Les produits alimentaires pris en charge correctement par les organismes de régulation ne vont pas subir de flambée de prix», relève enfin Abdelaziz Aït Abderrahmane.

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