En Algérie, les gouvernements se suivent, mais les défis demeurent les mêmes. A moins d’un mois du début du Ramadhan, la nouvelle équipe gouvernementale, nommée par Abdelaziz Bouteflika, doit faire face à un problème de taille, à savoir celui de la pauvreté. En effet, pas moins de 24 % des Algériens vivent en dessous du seuil de pauvreté, rappelle ce dimanche, La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), dans un communiqué parvenu à notre Rédaction. 

En effet, ils sont au moins 1.628.000  familles algériennes qui ont besoin d’un couffin du Ramadhan pour pouvoir faire face à la cherté de la vie et se nourrir correctement. Un chiffre énorme qui fait froid dans le dos et qui dément la propagande du régime algérien au sujet des mythiques acquis sociaux dont jouiraient les Algériens.Et encore, ce chiffre effrayant ne représente que « le nombre d’inscrits pour bénéficier du couffin du Ramadhan », souligne la LADDH. Ce qui signifie clairement que le nombre de nécessiteux dépasse largement les  24 %, puisque de nombreux autres, notamment ceux habitant les régions les plus isolées du pays, ne sollicitent pas les services sociaux de leurs APC.

Le nouveau gouvernement dirigé, encore une fois, par le même Premier Ministre, Abdelmalek Sellal en l’occurrence, doit donc répondre en urgence à cette problématique. La paupérisation menace des pans entiers de notre société et l’inflation galopante qui va s’accentuer lors du Ramadhan va encore aggraver le problème. Et jusqu’à aujourd’hui, aucune feuille de route n’a été révélée par le gouvernement pour s’attaquer à la pauvreté.  Les nécessiteux devront donc prendre encore une fois leur « faim » en patience.