Ronan-Farrow-300x210 Le rêve américain s'accélère en Algérie par l'éducation

La venue de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton à Alger cette semaine souligne le regain d’intérêt des Etats-Unis concernant l’Algérie et notamment des jeunes diplômés algériens. 

Les États‑Unis manifestent un intérêt croissant à l’égard des jeunes Algériens. Ronan Farrow, le conseiller spécial de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, a suivi cette dernière à Alger pour évoquer les questions internationales, et notamment relatives à la jeunesse.

Ainsi, un nouvel organisme a été créé, le Comité de l’ambassadeur pour les jeunes. Il sera chargé « du suivi et de l’évaluation des actions entreprises par les États‑Unis en faveur de cette frange de la société », a indiqué M. Farrow, lors d’une conférence de presse organisée lundi à l’ambassade des États‑Unis à Alger.

Ronan Farrow souligne également que le nombre d’étudiants algériens bénéficiant annuellement d’une bourse aux États‑Unis sera doublé. Lors de sa visite en compagnie d’Hillary Clinton, le conseiller spécial de la secrétaire d’Etat a rencontré des responsables de l’Agence nationale de l’emploi (Anem), de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) et des représentants civils dont des étudiants, des jeunes entrepreneurs et hommes d’affaires. « Ils ont exprimé leurs craintes mais ont affirmé être optimistes pour affronter les défis auxquels ils seront confrontés » précise Ronan Farrow.

Bien qu’il assure qu’il s’agisse d’un « engagement américain vis‑à‑vis des jeunes du monde entier », il n’est pas sans penser que Ronan Farrow développe la méthode de « soft power », une politique adoptée par l’administration Obama afin de séduire les pays arabes. Le choix des mesures et de la visite n’est donc pas particulier au cas algérien, même si Hillary Clinton souligne  un intérêt singulier pour la société algérienne. « On pense qu’il faut écouter les jeunes qui ont la force nécessaire pour  amorcer des changements politiques », indique Ronan Farrow, lors de sa visite à Alger.

Alors que le célèbre discours de Bouteflika à l’ONU en 1999 soulignait l’hostilité de l’Algérie face à l’influence américaine, les Etats-Unis étudient avec intérêt la situation politique algérienne. Des changements politiques devraient favoriser une plus grande venue des Etats-Unis au Maghreb, après avoir développé des partenariats avec la Libye, pays traditionnellement hostile à l’influence américaine sous Kadhafi.

Ania K. Ould-Lamara