Par Nassim Brahimi

On les entend dire que l’Algérie sera meilleure, qu’elle sera plus belle, plus joueuse, plus vivable. Quand? A l’issu du troisième mandat, après lequel, le chaos d’un monde sans Bouteflika se prononce déjà. Cinq ans donc pour préparer une relève qui ne veut pas venir, ou préparer un quatrième mandat, cette option ne dépendant exclusivement que de la volonté divine.

Le président réinvesti aura, ainsi, la lourde besogne d’inventer un pays et d’importer, s’il le fallait, un peuple en entier. Par où va-t-il commencer? Par la continuité. Et ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle, car le bon sens sommaire voudrait qu’après un constat d’échec, réalisé au bout de 10 ans, le mot d’ordre devrait plutôt être: rupture. Et bien non! On a échoué, mais on va continuer dans cette même venelle qui, à force de s’approcher du bout, devient impasse. Pourquoi? Parce que des gens qui se revendiquent de l’histoire ne peuvent jamais affronter l’avenir. Parce que ceux qui croient qu’ils sont le nombril de l’Algérie ne peuvent pas voir plus haut que leur ventre. Et parce qu’on ne peut pas parler Facebook avec une langue de bois, vieux de surcroit.

Le problème, c’est que si le pays sera gérer avec une logique de continuité, rien n’augure un quelconque changement. C’est la définition même de la stagnation.

Ainsi va l’Algérie, et demain, ça sera pire

N.B.

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