L’Egypte connaît une nouvelle période de trouble. Plusieurs manifestants ont envahi la place Tahrir, symbole de la contestation égyptienne sous Moubarak, afin de dénoncer la politique de Mohamed Morsi. Le Printemps arabe, épisode 2 ?

Hier soir, le mouvement de contestation a pris de l’ampleur en Egypte. Des milliers de manifestants criant « Morsi dictateur », se sont réunis et une trentaine de tentes avait investi la place pour organiser un sit-in. Aujourd’hui encore des dizaines de protestataires tentaient de maintenir le mouvement en dépit des sommations des forces de l’ordre, qui sont intervenues ce matin en lançant des gaz lacrymogènes.

 « L’Egypte entre dans une nouvelle révolution car notre intention n’était pas de remplacer un dictateur par un autre », a déclaré à l’AFP un manifestant, Mohammed al-Gamal. Les manifestants vont donc jusqu’à parler de révolution. Mohamed Morsi est vivement contesté par ses opposant qui l’accusent de cumuler tous les pouvoirs au sein de l’état.Une version reprise par Amnesty International qui estime dans un communiqué que « Les nouveaux pouvoirs annoncés par le président égyptien foulent l’Etat de droit et annoncent une nouvelle ère de répression. »

 

Mohamed Morsi, élu en juin, dispose du pouvoir exécutif et législatif, étant donnée que l’Assemblée a été dissoute avant son accession au pouvoir. Il dispose de tous les pouvoirs et ne peut être contredit par le pouvoir judiciaire avec qui il entretient des relations houleuses.