Les débats portant sur la nouvelle loi criminalisant les violences faites aux femmes devient de plus en plus passionnant et révèle des positions parfois contrastées.

C’est le cas de la célèbre avocate Fatma Benbraham, qui pense qu’une telle loi peut provoquer « des divisions au sein d’une famille. » La raison ? L’avocate, pourtant d’apparence féministe, explique : « Si une femme dépose plainte pour une gifle de son mari, celui-ci divorcera et la famille sera divisée. » Une explication légère. Surtout que Me Benbraham sait très bien que le nombre d’agressions non déclarées est énorme. Pis, la société est connue pour être misogyne. Et dès les premiers couacs dans un couple, c’est la femme qui est vite pointée du doigt.

Il est avéré que, finalement, les pires ennemies des femmes sont souvent les femmes. C’est, d’ailleurs, ce qui ressort de ce débat sur la répression des agressions faites au beau sexe. Des femmes politiques, des avocates et de simples citoyennes protestent contre ce texte de loi sous le prétexte fallacieux que c’est la religion qui dicte cela.

Mais ces discours ne sont pas nouveaux. Une femme chef de parti, Naïma Salhi en l’occurrence, a récemment déclaré qu’elle est pour la polygamie et qu’elle encourage les hommes à épouser plusieurs femmes, sous toujours le prétexte religieux.

La question qu’il convient de se poser est celle de savoir si la nouvelle loi sera appliquée sur le terrain après son adoption. Car, les pesanteurs de la société sont toujours là.

Essaïd Wakli

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