Salafiste Algérie cadenas

Les cadenas d’amour accrochés sur un pont à Alger, c’est une provocation et un acte intolérable, d’après les salafistes algériens qui ont dénoncé vigoureusement « cette initiative qui vise à occidentaliser la société algérienne », s’est indigné le leader du  Front de la sahwa islamique, un parti salafiste qui n’est pas encore reconnu par le gouvernement algérien, le cheikh Abdelfattah Ziraoui Hamadache.

Dans une vidéo postée sur YouTube, ce leader salafiste a reconnu que son groupuscule salafiste a détruit volontairement ces cadenas accrochés par des couples amoureux algérois sur les grillages du pont des suicidés à Télemly, à Alger-centre. Pour Ziraoui Hamadache, des cadenas relèvent de la sorcellerie.

« Sous l’emprise de l’influence occidentale, des jeunes ont eu recours à ces actes de sorcellerie. C’est une dérive inacceptable qui est banni par l’Islam. La sunna du Prophète nous a mis en garce contre ces pratiques étrangères à notre foi. Il est de notre devoir de lutter contre ces initiatives qui violent les principes sacrés de notre religion », a proclamé Ziraoui Hamadache dans cette vidéo où il assume clairement son hostilité à l’égard des auteurs de cette initiative « diabolique ».

Mieux encore, le leader salafiste a reconnu que ses fidèles sont à l’origine de la destruction de ces cadenas, symbole de l’infâme occidentalisation de la société algérienne. Le président du Front de la Sahwa Islamique a également lancé un appel à tous les jeunes algériens croyants et pratiquants pour qu’ils se mobilisent contre cette « sorcellerie » ! « Le seul amour qui existe est celui de Dieu, du Prophète, de l’Islam et de la Sunna », a-t-il souligné sur un ton ferme qui laisse transparaître une violente indignation.