Pour lutter contre le phénomène de contrebande et le crime organisé transfrontalier, les éléments de la Gendarmerie nationale viennent d’adopter un nouveau plan pour renforcer la sécurité du territoire et des frontières, notamment avec le Maroc.

 Afin d’évaluer les performances et les efforts des unités sécuritaires sur le terrain, notamment celles ayant pour mission la surveillance du territoire et la lutte contre la contrebande, une commission relevant du commandement de la Gendarmerie nationale s’est déplacée au niveau de la bande frontalière ouest du pays. La priorité que se fixe cette commission est de renforcer la sécurité de la frontière entre l’Algérie et le Maroc et ce, afin de lutter contre le phénomène de contrebande et le crime organisé transfrontalier. La commission a entamé, mercredi dernier, selon l’APS, une tournée sur le terrain ayant pour objectif d’évaluer « le dispositif et des moyens humains et matériels engagés dans la sécurisation du territoire et des frontières et la lutte contre la contrebande».

Renforcer la sécurité du territoire, une priorité

Cette intervention de la Gendarmerie nationale vise à renforcer la surveillance du territoire et de la bande frontalière et, par conséquent, préserver la sécurité et l’économie nationales et la santé publique des fléaux menaçants. Plusieurs mesures opérationnelles visant à actualiser les plans de lutte et à les adapter aux impératifs de la lutte contre le crime organisé transfrontalier ont été mises en œuvre. Il s’agit entre autres de la modernisation des unités des garde-frontières, et la mise en place de moyens humains et de nouveaux équipements dans le cadre du développement du dispositif préventif de la sécurité frontalière pour faire face aux réseaux de contrebande et d’immigration clandestine qui adoptent différentes manières et méthodes de temps à autre.

Pour dissuader les trafiquants et les contrebandiers, les éléments de la gendarmerie nationale ont procédé à la pose obstacles et des tranchées, le long du tracé frontalier ouest du pays. Il est à rappeler que grâce à ce dispositif renforcé, les éléments de l’ordre sont arrivés à déjouer plusieurs tentatives d’introduction, dans le territoire national, d’importantes quantités de kif traité provenant du Maroc.