Ni l’école, ni les séances de sensibilisation n’ont freiné le phénomène de la violence. Les chiffres fournis mardi par la Gendarmerie Nationale sont, d’ailleurs, indicatifs. Puisque rien que pour les 6 premiers mois de l’année en cours, ce sont pas moins de 47.862 personnes qui ont été arrêtées suite à plus de 52000 enquêtes engagées.

Parmi les personnes arrêtées, 1.115 sont des femmes, soit 2,33 % des personnes impliquées. Le bilan fait ressortir que 57,88 % des personnes impliquées sont  des jeunes âgés entre 18 et 30 ans, 22,01 % entre 30 et 40 ans et 17,15 % ont  plus de 40 ans, alors que 2,96 % des personnes impliquées sont des mineurs de moins de 18 ans, ce qui demeure « significatif », souligne la même source. Parmi ces arrestations, plus de 34 % sont des chômeurs et plus de 3 %  sont des étudiants.

Dans le détail, le nombre des affaires liées aux crimes contre les personnes s’élève à 8.838 ayant permis l’arrestation de 7.668  personnes impliquées dont 1.864 ont été écrouées. Les coups et blessures volontaires représentent 65,39 % des crimes  commis contre les personnes avec 5.779 affaires enregistrées et 2,14 % d’homicide  volontaire avec 189 affaires traitées. Les vols représentent 75,63 %, tandis que la destruction et la dégradation de biens représente 15,30 %. Quant aux crimes contre la famille et les bonnes mœurs, 945 crimes ont été enregistrés dans lesquels 1.125 personnes ont été arrêtées, relève la  même source précisant que 560 crimes de ce genre sont relatifs à l’attentat  à la pudeur, soit un taux de 59,26 %.

Dans ce document, les services de la Gendarmerie Nationale n’ont pas précisé la nature de certains délits. C’est le cas par exemple de « atteinte à la pudeur » qui n’a jamais été explicité, d’autant plus que les cas de viols sont donnés à part.

Essaïd Wakli