Les médecins préfèrent les patients des cliniques privées aux malades des hôpitaux publics

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La réforme de a Santé n’est qu’un leurre. Ce cri d’alarme n’est pas celui d’un citoyen désabusé ou d’un homme politique de l’opposition. Ce constat amer a été fait par les professionnels du secteur de la Santé. Lors d’une table ronde organisée par le quotidien arabophone El-Khabar, des représentants des syndicats du secteur ont relevé de graves dysfonctionnements dans notre système de santé. Cela va de la double vacation des médecins jusqu’au manque de moyens, en passant par les privilèges dont jouit la compagnie Sonatrach.

Des représentants des médecins, à l’image du président du syndicat national des praticiens spécialistes de la Santé publique, Mohamed Yousifi, ont demandé au président de la République de supprimer le décret de 2006 qui autorise les médecins à exercer, en plus des établissements publics, dans des cliniques privées. «Ce décret était justifié parle fait que les salaires du secteur public étaient très bas. Mais maintenant que les salaires se sont améliorés, il n’y a plus raison de garder cette disposition», admet, pour sa part, Mohamed-Bekkat Berkani, président de l’ordre national des médecins. Cette disposition, selon les intervenants,  profitent beaucoup aux médecins peu scrupuleux qui se concentrent davantage sur leur travail dans les cliniques privées en négligeant les malades traités par les hôpitaux public.

L’autre manquement relevé par les intervenants est relatif à la prise en charge des malades. Tout le monde reconnaît que l’accès à l’hôpital public est devenu «un luxe» pour beaucoup de citoyens. Sur un autre plan, des médecins ont dénoncé le privilège dont jouit Sonatrach. La compagnie nationale d’hydrocarbures s’est permis de signer des conventions avec des cliniques privées sans passer par la Sécurité sociale. Une situation anormale et inédite que les médecins n’arrivent toujours pas à comprendre.

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