Crédits à taux encore plus faibles, réservation d’une partie des marchés publics et des assiettes foncières à des prix symboliques : le gouvernement tente coûte que coûte de relancer le projet de créer 200 000 PME par an.

Selon plusieurs sources concordantes, un conseil interministériel, réuni hier mardi à Alger, a débattu des moyens à mettre en œuvre pour faciliter encore d’avantage la création de petites et moyennes entreprises. Il s’agit de trouver les meilleures options devant permettre de faciliter la tâche aux créateurs de micro-entreprises.

D’importantes décisions ont été prises lors de cette rencontre. Il s’agit de faciliter l’accès au foncier industriel public à travers une baisse sensible des prix, pouvant aller dans certains endroits au dinar symbolique. Cette mesure touchera au moins 30 wilayates. L’autre mesure importante prise lors de cette rencontre est la demande faite aux banques publiques de faciliter l’accès au crédit. Là aussi, c’est l’un des écueils les plus importants que rencontrent jusque-là les PME

La plus importante décision prise lors de cette rencontre est celle qui permettra aux PME de bénéficier d’un pourcentage de marchés publics. C’est l’une des demandes des chefs d’entreprises qui ont souvent réclamé un avantage lors des attributions de marchés publics.

Toutes ces décisions, proposées essentiellement par le ministre de l’Industrie, Chérif Rahmani, entrent dans le cadre de la volonté des autorités publiques d’accélérer la création de petites et moyennes entreprises. La cadence actuelle est de 150000 entreprises/an. Le gouvernement ambitionne de parvenir à 200000 entités par an avec un taux de mortalité plus faible.

Essaïd Wakli

 

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