Le pouvoir ne semble pas être gêné par les critiques des organisations internationales concernant la situation des libertés dans le paysAprès l’épisode des conférences interdites en Kabylie, puis l’exclusion d’intellectuels du Salon international du livre d’Alger (SILA), les autorités viennent d’interdire une conférence que devait donner Nacer Boudiaf à Constantine.

Invité du Café littéraire de Constantine, le fils de l’ancien chef de l’Etat, assassiné en juin 1992, ne pourra finalement pas tenir sa conférence. A quelques heures de la tenue de la rencontre, les organisateurs reçoivent un appel du cabinet de la wilaya pour les informer que la conférence ne devait pas se tenir. Pourtant, «d’autres conférenciers» se sont produits sans attendre une quelconque autorisation. Mais il faut croire que «le pouvoir sélectionne» l’attribution des autorisations.

Une des organisatrices de la rencontre, Meriem Merdaci en l’occurrence, a écrit sur sa page Facebook qu’elle attendait, bien que sans conviction, «l’autorisation» demandée par l’administration. Cette situation a déjà été expérimentée ailleurs. Et on sait maintenant qu’il ne s’agit, en réalité, que d’un artifice pour empêcheur la libre expression. A fortiori lorsqu’on s’appelle Nacer Boudiaf…

Rania Aghiles

Article précédentGaspillage/ 90 tonnes de pain dans les poubelles d’Alger
Article suivantContribution/ Mouloud Hamrouche, l’homme du consensus acceptable