L’Entente de Sétif disputera ce samedi à 19 h 15, au stade Mustepha Tchaker de Blida, une finale historique. Son match « retour » de la Ligue des champions africaine face à l’AS Vita Club, le redoutable club congolais. Il devra maintenir l’avantage de la rencontre «aller», joué la semaine à Kinshasa, durant laquelle le club algérien a réussi à décrocher le nul (2 – 2).

Mais le plus dur reste à faire car l’AS Vita Club a démontré, à maintes reprises, qu’il dispose d’une équipe capable de renverser la vapeur à l’extérieur. Aux demi-finales, cette équipe congolaise a pu battre le club tunisien de Sfax, à l’aller et au retour, sur le même score de deux buts à un. Contrairement aux congolais, les Sétifiens sont assez « fragiles » sur leur pelouse, enchaînant souvent les nuls et les contre-performance. Mais cette fois-ci, cette finale retour se joue à Blida et non à Sétif. L’ES Sétif sera fortement soutenu par ses fans qui se déplaceront en milliers pour occuper les tribunes du stade de Blida. Trois trains, pouvant transporter, 4000 supporters ont fait le voyage. D’autres aficionados  viendront par leurs propres véhicules. Sans compter ceux qui résident à Alger, Blida ou dans les autres villes du centre du pays. Les 15 000 billets remis au club sétifiens ont été écoulés en seulement deux heures. C’est à dire que cette finale suscite un énorme enthousiasme à Sétif. Et pas seulement à Sétif puisque l’Algérie attend avec impatience qu’un club algérien remporte enfin le plus prestigieux trophée africain.

Par ailleurs, pour bien motiver les joueurs, la direction du club sétifien leur a promis une prime d’un million de dinars, soit 100 millions de centimes en cas de victoire. L’équipe, quant à elle, touchera pas moins de 1.4 millions de dollars de la part de la Confédération Africaine de Football (CAF). Il est à noter que l’ES Sétif a déjà remporté cette compétition en 1988 du temps de l’ancienne formule. Les autres clubs algériens qui ont décroché ce titre sont le MCA et la JSK. Néanmoins, depuis le lancement de la nouvelle formule, la Ligue des Champions Africaine, en 1997, aucun club algérien n’a pu se mesurer aux grandes formations du continent africain et monter sur la première place du Podium. L’ES Sétif a donc un rendez-vous avec l’Histoire.

Elyas Nour 

Article précédentAlger : du Premier Novembre de la révolution au Premier Novembre de la répression
Article suivantFinale de la Ligue des champions d’Afrique : Forte motivation chez les Sétifiens