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L’année 2016 s’annonce sous de mauvais auspices pour les salariés algériens. Ils devront,en effet, s’acquitter de plus d’impôts que lors des années précédentes. Les prélèvements à la source de l’impôt sur le revenu vont connaître une hausse importante.  C’est ce que prévoit le projet de Loi de finances 2016.

Selon le quotidien arabophone Echorouk, qui a donné des détails de la version remise par la commission des finances de l’APN, les salariés devront payer des impôts allant de 10% pour un salarié qui touche le salaire minimum (SNMG) à 50% pour ceux qui ont un salaire supérieur à six fois le salaire minimum, c’est-à-dire 108000 DA.

Le montant de l’impôt à payer est de 35% pour les salariés qui perçoivent un salaire de trois fois le SNMG. Le pourcentage s’élève à 30% pour les salaires équivalents à quatre fois le salaire minimum, et à 40% pour les salariés qui sont payés à cinq fois le SNMG.

Il n’y a pas que les salaires qui sont touchés par les nouveaux impôts. Les propriétaires terriens, y compris ceux qui disposent de terres agricoles, seront fortement taxés. Et les redevances peuvent aller de 3% pour une terre agricole non exploitée à 5% pour les assiettes urbanisables non-construites.

Autres taxes, déjà connues mais qui vont connaître une augmentation sensible : les vignettes automobiles. Celles-ci vont aller de 500 Da pour les véhicules légers de 10 ans d’âge à 15 000 dinars pour des véhicules utilitaires, notamment ceux du transport de voyageurs et celles du gros tonnage.

Dans le même projet de loi, qui va certainement susciter des polémiques, de nouvelles taxes sont introduites pour les salles des fêtes, les hôtels et lieux de rassemblement. Autant dire que ce sont des taxes et impôts qui vont tout faire augmenter.

Essaïd Wakli

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