Dans la foulée des attentats qui ont endeuillé, vendredi, la capitale française, l’Algérie recentre le débat sur la nécessité de tarir les sources de financement du terrorisme.

Ainsi, le ministre chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a plaidé, dans une intervention radiophonique, en faveur d’une stratégie globale des Nations Unis de lutte contre le terrorisme, qui «ne devrait pas  se baser sur l’action militaire, mais sur d’autres facteurs» tel que l’assèchement des sources de financement du terrorisme.

A ce propos, il a rappelé que l’Algérie avait proposé, lors du sommet  du Conseil de paix et sécurité de Union Africaine (UA) à Nairobi, de réunir une conférence africaine en 2016, sur le financement du terrorisme. L’objectif de cette conférence « est d’aller vers les Nations unis et négocier un protocole additionnel à la convention de lutte contre le terrorisme qui prend en charge la question du financement de ce fléau », a-t-il expliqué.

« Il va falloir prendre des mesures internationales pour sanctionner  ceux qui payent les rançons. Il s’agit aussi de la question du trafic de drogue et du crime organisé », a souligné M. Messahel qui rappelle que ces pratiques génèrent près d’un milliard de dollars par an rien que dans la région du Sahel.

De son coté, le ministre de la Justice a annoncé des nouvelles mesures juridiques dans le cadre de la lutte contre le terrorisme international. Histoire d’adapter la législation algérienne au terrorisme transnational.

L’Algérie a déjà adopté une loi criminalisant le paiement de la rançon. Ce qui a causé des assassinat de ses diplomates pris en otage en 2013 au Mali.

Essaïd Wakli

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