L’ancien chef de l’armée islamique du salut (AIS) Madani Mezrag, a exhorté les leaders des Frères Musulmans, le mouvement islamiste égyptien duquel est issu le Président Mohammed Morsi, le chef d’Etat égyptien destitué par l’armée égyptienne mercredi dernier, à ne pas prendre les armes et à poursuivre leur combat pacifique.

Samedi, dans une déclaration au quotidien arabophone Echorouk, Madani Mezrag, l’une des figures de proue du terrorisme islamiste en Algérie durant les années 90, a appelé les leaders et les militants des Frères Musulmans à ne pas céder aux provocations des forces militaires égyptiennes. A en croire Madani Mezrag, la violence ne mènera nul part et elle risque de compromettre dangereusement l’avenir de l’Egypte. « L’Egypte ne doit pas sombrer dans la guerre civile. Vous perdrez votre légitimité. Restez pacifique et résistez sans aucune violence face aux arrestations arbitraires », a suggéré encore le leader islamiste algérien qui, lui, a décidé, en revanche, aux débuts des années 90 de prendre les armes et de monter aux maquis lorsque l’armée algérienne a interrompu le processus électoral en 1992. Un processus favorable à l’époque au Front Islamique du Salut (FIS).

De son côté, El Hachemi Sahnouni, l’un des fondateurs du FIS, a expliqué également dans les colonnes d’Echorouk que les Frères Musulmans ne doivent pas recourir à la violence car leurs ennemis en profiteront pour leur faire porter la responsabilité du chaos qui va embraser par la suite toute l’Egypte.

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