Au Mali, les forces militaires françaises se rapprochent de la frontière algérienne. Vendredi, les soldats français ont pris le contrôle de Tessalit, l’un des derniers bastions des groupes islamistes dans le nord-est du Mali. Cette ville située à 90 Km de la frontière Algérienne, a été reprise par les forces militaires françaises et tchadiennes au cours d’une opération des forces spéciales, a expliqué à Paris l’état-major des armées françaises d’après lequel  « une opération aéro-terrestre a eu lieu durant la nuit ». « Des éléments français des forces spéciales ont été parachutés sur l’aéroport de Tessalit avec pour objectif de sécuriser la piste », a déclaré ainsi le porte-parole de l’état-major, le colonel Thierry Burkhard. Les forces françaises « contrôlent » à présent la localité, a-t-il précisé.

Après le parachutage d’un premier groupe, d’autres éléments des forces spéciales françaises ont débarqué sur l’aéroport lors d’un posé d’assaut d’un avion de transport de troupes pour « sécuriser de manière un peu plus large l’aéroport », a indiqué encore le colonel français qui n’a pas manqué de souligner qu’une cinquantaine de soldats du 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP) a ensuite été acheminée sur place pour renforcer le dispositif. Les forces spéciales ont alors « lancé des patrouilles pour s’assurer du contrôle de la ville ».

Il est à signaler que jeudi soir, les militaires français et tchadiens avaient pris le contrôle d’Aguelhok, une localité située  entre Kidal (1.500 km au nord-est de Bamako) et Tessalit. « Des militaires français et tchadiens ont quitté Kidal et patrouillent actuellement à Aguelhok », avait déclaré le capitaine Aliou Touré, de l’état-major de l’armée malienne, rapporte l’AFP. L’information a été confirmée par un fonctionnaire au gouvernorat malien de Kidal: « les soldats français et tchadiens sont partis en nombre par la route. Ils sont arrivés à Aguelhok et vont ensuite se diriger vers Tessalit », a précisé cette source. Ils sont arrivés jeudi soir à Aguelhok, dans l’extrême nord-est du Mali, dans la région de Kidal qui constitue le dernier fief des groupes islamistes armés, près de la frontière algérienne. Cette nouvelle avancée des  forces militaires françaises et africaines survient alors que les combattants islamistes, qui ont abandonné presque sans combats le nord du Mali, ont affirmé jeudi avoir ouvert un nouveau front, en posant des mines qui ont tué quatre civils maliens mercredi dans une explosion.

La Rédaction avec AFP