Depuis la matinée du mardi 16 mars, le site radio kalima Algerie est devenu inaccessible pour de nombreuses régions en Algérie, notamment les centres urbains. A la maison de la presse Tahar Djaout à Alger, la connexion était impossible l’après midi et la soirée de mardi, mais ô miracle, les journalistes pouvaient à nouveau se connecter le mercredi en fin de matinée.

Dans d’autres quartiers de la capitale, comme El-Mouradia, Hydra, El-Biar, les citoyens ne peuvent toujours pas accéder à notre site depuis mardi matin. C’est également le cas pour d’autres villes à l’intérieur du pays. Nous avons demandé à nos compatriotes qui nous ont contactés d’utiliser des proxy pour vérifier s’il s’agissait bien d’une censure. Et là ça a marché. Les autorités algériennes sont donc en train de placer des filtres pour interdire aux Algériens d’accéder aux sites internet d’informations qui visiblement ne conviennent pas à ces mêmes autorités. Et de toute évidence, Radio Kalima, ne leur convient pas.

Au delà de notre cas, c’est la problématique de la censure qui se pose.
Comment accepter que des barbouzes, plus habiles à jouer du revolver et des ciseaux que de la plume, puissent décider de priver les algériens de l’accès à des sites d’information sur internet. Fort de leur inculture, les voila qu’ils retiennent en otage tout un peuple dans leur propre ignorance et décident de ce que les Algériens peuvent lire ou écouter.

Que craignent ils donc? Que nous ne dévoilions leurs pratiques de rapines? Que les Algériens se rendent comptent que ceux qui les gouvernent n’ont pas pour principale préoccupation les intérêts de l’Algérie mais le pillage de ses richesses?

— Yahia Bounouar

http://www.kalimadz.com

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