La présidente du Croissant rouge algérien (CRA), Saïda Benhabiles, a accusé, dans le dossier des migrants subsahariens, des ONG algériennes d’intelligence avec les ambassades étrangères accréditées en Algérie dans le but de « ternir l’image du pays ». Des accusations non appuyées de preuves, destinées selon toute vraisemblance, à faire diversion quant à la gestion catastrophique de cette question par le gouvernement et le CRA.   

Intervenant hier, au sujet de la condition des migrants subsahariens en Algérie, en marge d’une journée d’étude organisée à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la traite des êtres humains, la présidente du CRA, Saïda Benhabiles, a porté de très graves accusations contre les organisations des droits de l’homme algériennes, affirmant qu’elles collaborent avec des ambassades étrangères accréditées en Algérie, en les alimentant d’information concernant la situation des migrants, exploitées par la suite, dans des rapports accablants contre l’Algérie. «Cette démarche n’a d’autre but que de ternir l’image du pays», a-t-elle soutenue sans pour autant présenter la moindre preuve tangible.

Il faut croire que la présidente du CRA tente de faire diversion pour détourner les regards de la gestion catastrophique de ce dossier par le gouvernement et le CRA qui est partenaire des pouvoirs publics dans les opérations de rapatriement. Un rôle de « police » aux antipodes des objectifs humanitaires de cette organisation.

Épinglée par plusieurs rapports d’ONG internationales sur les manquements, notamment en ce qui concerne le sort réservé aux femmes et aux enfants subsahariens, Mme Benhabiles, tente, comme d’habitude, d’éluder ses propres responsabilités en invoquant, encore une fois, la « main étrangère » qui veut ternir l’image du pays. Pendant ce temps, les migrants continuent de croupir dans le dénuement dans les rues des villes algériennes.

Massi M.