Le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbés, a décidé de dégrader Mme Tayati, directrice de l’Etablissement public de santé de proximité (EPSP) de Bab El Oued, au poste d’administrateur après lui avoir tenu tête lors d’une visite «inopinée» au niveau des établissements sanitaires de Bab El Oued (Voir la vidéo). Diplômée de l’Ecole nationale de l’administration (DAS première classe), Mme Tayati était directrice du personnel au niveau du secteur sanitaire de Sidi M’hammed durant plusieurs années. Après le nouveau découpage de 2008, Mme Tayati était désignée au poste de sous-directrice chargée des infrastructures et équipements (ex-économat) au niveau de la clinique Rahmouni Djilali (ex-Les Orangers).

Après son installation, le directeur de la clinique, un médecin généraliste, lui demande de signer un bon de commande pour l’achat d’un logiciel chez un nouveau fournisseur. Mme Tayati refuse de signer le bon de commande si le fournisseur (une connaissance du directeur) ne dépose pas un dossier. La réaction de Mme Tayati provoque l’ire du directeur qui, plus tard, décide de lui retirer la délégation de signature. Il désigne à cette fonction un préparateur en pharmacie qui occupe à ce jour le poste… sans décision.

Mme Tayati décide alors d’ester en justice son directeur. Elle gagne le procès… Quelques semaines avant son départ du ministère de la Santé, Said Barkat nomme Mme Tayati au poste de directrice de l’EPSP de Bab El Oued. Premier jour de son installation, elle exige du SG de la section UGTA du secteur à Bab El Oued de restituer le véhicule de service mis à sa disposition par son prédécesseur. Depuis cette décision, Mme Tayati est devenue la cible des responsables de l’UGTA…  Selon notre source, Mme Tayati a dénoncé un réseau de trafic de vignettes.

Mise à Jour

Le personnel de l’EPSP de Bab El Oued, tous corps confondus, a lancé une pétition de soutien à leur directrice, Mme Tayati, limogée arbitrairement par le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbes. « Nous soutenons l’actuelle directrice de l’établissement pour qu’elle continue le bon travail quelle a entamé avec son staff ansi que la stabilité qu’elle a instaurée », peut-on lire dans le texte signé par 80 employés (premiers signataires). “Aussi nous demandons à notre tutelle de bien vouloir protéger notre ordonnatrice des perturbateurs connus de tous lesquels essaient désespérément de déstabiliser le bon fonctionnement de notre établissement”, ajoutent les signataires.

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