Les autorité algériennes ont autorisé le juge antiterroriste français Marc Trévidic à se rendre en Algérie afin d’enquêter sur l’assassinat des moines de Tibhirine. Une situation exceptionnelle pour l’Algérie qui autorise la justice française à effectuer elle-même ses investigations sur le territoire national, à la place de sa propre justice.

Le juge français devrait se rendre en Algérie au cours du mois de mars 2013, rapporte France 24 sur son site internet. Il a prévu de poursuivre son enquête directement sur les lieux de l’assassinat des sept moines à Tibhirine. Pour ce faire, Marc Trévidic a demandé à l’Algérie « d’interroger une vingtaine de personnes considérées comme des témoins clés. D’autre part, il veut effectuer, avec l’aide d’experts français, des prélèvements ADN sur les têtes des défunts », explique le média français. Le juge estime que ces étapes sont indispensables pour comprendre les circonstances réelles de la mort de ces sept moines français qui avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère, près de Médéa.

L’autorisation donnée par l’Algérie au juge Français, qui attendait depuis des mois l’aval des autorités pour mener cette enquête ne se serait sans doute pas concrétisée sans la venue du Président français François Hollande les 19 et 20 décembre. Marc Trévidic avait déclaré qu’il attendait beaucoup de cette visite officielle, qui permettrait sans doute de fasse avancer le dossier TibhirineL. Mais rien n’assure que toutes ses requêtes soient acceptées par les autorités algériennes, pour cette affaire qui traîne depuis 16 ans.

L’assassinat des moines de Tibhirine reste encore mystérieux. Les Groupes islamiques armés (GIA) avaient revendiqué leur enlèvement et leur assassinat dans un communiqué, mais seules les têtes décapitées des victimes avaient été découvertes le 30 mai au bord d’une route de montagne, leurs corps restent encore introuvables.