Le décès de Hocine Aït Ahmed, le leader historique de l’opposition algérienne et l’une des figures emblématiques de la Révolution du 1er Novembre, a bouleversé la blogosphère algérienne. Les réseau sociaux se sont enflammés et tous les posts des facebookers algériens tournaient presque exclusivement autour de cette nouvelle affligeante.

Accablés, de nombreux internautes algériens ont exprimé leur chagrin et ont présenté leurs condoléances aux proches de celui qu’on appelait affectueusement « Da L’ho ».  » Il était un militant. Il aimait les militants. Il aimait leur parler, leur donner des tapes affectueuses sur le dos et plaisanter avec eux. Pour lui, c’est cette multitude de militants qui a fait le mouvement national et la révolution », témoigne un internaute qui a connu Hocine Ait Ahmed. « J’avais à peine 18 ans quand je suis tombé sur « L’affaire Mecili », le livre consacré à ton camarade Ali Mecili. A la lecture des premières pages, je n’ai pas pu m’empêcher de verser une larme. J’ai lu toute ta lucidité, ta pertinence et surtout, la finesse de ton analyse politique. Ton éthique faite de conviction et de responsabilité ne soufrait d’aucune carence. Tu étais pour moi un fin politique, un stratège, mais surtout tu étais l’espoir d’une Algérie digne », affirme un autre facebooker algérien exprimant son émotion.

Les témoignes foisonnent. Mais les internautes algériens ne veulent pas se contenter de ces « émotions virtuelles ». Nombreux sont ceux qui exigent de l’Etat algérien de lui rendre un hommage solennel et national. D’autres exigent des autorités de décréter un deuil national pour permettre aux Algériens de se recueillir à sa mémoire. Ces Algériens trouvent inconcevable que la mort d’une personnalité aussi emblématique que celle de Hocine Aït Ahmed ne soit pas accompagnée par un deuil national. « En janvier dernier, le pouvoir algérien a décrété un deuil national suite au décès du roi d’Arabie Saoudite. Pourquoi ne pas annoncer la même mesure pour honorer la mémoire de Hocine Aït Ahmed ? », s’interroge un commentateur sur Facebook.  « On a décrété trois jours de deuil pour le roi d’un pays exportateur de terrorisme. Par contre, pour un Homme qui a donné sa vie pour l’Algérie, on hésite encore à faire une déclaration aux médias nationaux », dénonce, de son côté, le militant pour la démocratie Abdou Bendjoudi.

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