Mostaganem/ Des femmes élues à l’APC se soulèvent contre la  tyrannie du maire

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Sept femmes élues ont refusé de prendre part à la session ordinaire de l’Assemblée populaire communale (APC) de Mostaganem et ont adressé au wali une requête dans laquelle elles dénoncent de graves dérapages commis par le P/APC par intérim et son entourage.   

Sept femmes élues à l’APC de Mostaganem ont mis à nu les dérapages du P/APC par intérim qualifié d’autoritaire, d’irresponsable et d’inconvenant.  Dans une requête adressée au Wali, ces élues évoquent un maire méprisant et malveillant, se comportant avec une extrême misogynie. Il est également accusé de mauvaise gestion. Des allusions à des malversations ont également été formulées.

Une partie importante de la correspondance n’a pas été rendue publique, car elle comporte des accusations très graves que les sept élues comptent transmettre de vive voix au premier responsable de la wilaya. En s’adressant au quotidien Réflexion, hier dimanche, ces femmes ont voulu faire entendre leurs voix, clamer qu’elles existent et qu’elles livreront un combat sans capitulation pour mettre fin à la gestion désastreuse de leur commune.

«Nous subissons des pressions», ont-elles confié, ajoutant qu’elles sont harcelées  par le P/APC par intérim et son chef de cabinet. Les pressions ne sont pas que d’ordres psychologiques, mais elles sont également d’ordres pratiques. Le maire et ses complices se sont assurés de l’exclusion de la présidente de la commission des affaires sociales, Radjah Lila et sa mise à l’écart  notamment, pour ce qui concerne la réunion de l’exécutif relative à la campagne de distribution du couffin de ramadan et du dispositif d’emploi.

La présidente de la commission financière, de l’économie et de l’investissement a également été «neutralisée». Cette dernière s’est vue interdire la préparation de réunions concernant ses activités, ces deux derniers mois, des actions jugées  suspectes, illégales et totalement immorales.

Ces élues ont également confié qu’elles ont, à maintes reprises, saisi le maire par intérim pour lui faire part de leurs objections. La réponse a été tout aussi invraisemblable que ses agissements: « J’ai l’autorisation de monsieur le wali », affirmant que ce dernier lui a clairement signifié qu’il peut agir comme bon lui semble.

Notons que nous avons tenté de joindre l’APC de Mostaganem pour avoir la version du maire, mais malheureusement personne n’a répondu à nos sollicitations.

Massi M. 

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